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  L'histoire a forgée un monstre d'élégance et de force. - James Ravenbach

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Co-Fonda' || Attention, ça mord !




MessageSujet: L'histoire a forgée un monstre d'élégance et de force. - James Ravenbach    Dim 8 Fév - 16:57

« Je vois de l'art dans les meurtres que je réalise, peignant le sol de cette douce hémoglobine. »

   
« QUI EST-CE ? »
♦♦ NOM :: Ravenbach
   ♦♦ PRÉNOM :: James
   ♦♦ ESPÈCE :: Vampire
   ♦♦ AGE :: 225 ans
   ♦♦ DATE DE NAISSANCE :: 21 Juillet 1789.
   ♦♦ AGE EN APPARENCE :: 23 ans.
   ♦♦ ORIENTATION SEXUELLE :: Hétérosexuel à tendance Gwendolysexuel.
   ♦♦ LOGEMENT :: Résidence Eden - Immeuble N°2, 5ème étage, porte 23.


   
« DERRIÈRE L'ORDI ! »

   ♦♦ AGE :: 22 bientôt 23 ans.
   ♦♦ OU TU AS CONNUS LE FOFOW ? :: Je suis le Co-Fondateur , espèce de marchand de tapis népalais.
   ♦♦ DES COMMENTAIRES ? :: On a la classe hein sur la PA ? 8D
   ♦♦ FEAT :: Heine Rammsteiner - Dogs Bullet & Carnage.
   

   
« HISTOIRE. »
Le vent soufflait sur une ville lugubre et qui semblait fantôme. On t'observait du coin de l'œil, toi le seul homme aux cheveux de neige, assis sur le toit d'un immeuble en pleine nuit, en plein hiver et surtout la chemise ouverte. Le froid, un jeu de la mort et du temps que tu avais depuis bien longtemps ignoré. Tu expirais l'air de tes poumons dans un son plus caverneux qu'une grotte et tu souriais. Pas de joie, non, plutôt parce que c'était l'heure du dîner. Ton mégot chutait aussi rapidement de toute cette hauteur que toi, à la seule différence que lui se brisait sur le sol quand toi, tu retombais sur tes jambes. Une soirée comme tant d'autres que tu avais vécue, où tu rassasiais ton appétit de buveur de sang. Tu filais à travers les rues comme une ombre agile, rapide et acérée comme un couteau. Son parfum venait caresser tes narines de prédateur, la pâleur de sa peau brillait sous les éclairages à moitié jaunis et vieillot. Tu te rapprochais de plus en plus d'elle pour fondre avec rage, hélas, elle s'était retournée bientôt en te braquant d'une arme. Tu grimaçais, laissant ton appétit partir pour que la colère vienne s'installer. Tu la fixais encore et encore et en posant un pied devant l'autre, tu la mettais au défi. Plus que dix mètres et elle était à la portée de tes mains puissante. Neuf et elle commençait à trembler. Huit, sept, six puis cinq. C'est alors que la détente de l'arme émettait un son avant que la balle ne rase au final ton oreille pour te faire grogner avant de l'entendre partir à vive allure apeuré. Tu n'étais pas du genre à baisser les bras ainsi, tu lui collais aux espadrilles, comme une abeille au miel sucré. Ses chaussures claquaient sur les pavés froids et légèrement humides des ruelles. Elle avait eu le malheur de prendre une route que si peu de gens avait l'habitude d'arpenter. Tu ne l'avais pas lâché d'une semelle au point que quand elle se tournait pour tirer une seconde fois vers toi, tu avais eu le réflexe presque reptilien de te plaquer contre le mur. La suite de cette femme qui semblait être de bonne famille n'était pas à la portée de tous les regards. Tu avais lancé ton poing sans aucun scrupule dans la main de ta proie qui avait gémi de douleur. Un son qui te ramenait l'appétit rapidement. Tu passais tes doigts avec puissance autour de son cou en la soulevant du sol et posait ton autre main sur le tissu. Tu parcourais alors la robe lentement pour lui déchirer une manche puis l'autre et son jupon. Tu exposais son corps à demi-nu, dans la honte, le froid et la douleur du fait de ton étreinte sur sa douce gorge. Tu effectuais dans ta tête une sorte de décompte et quand tu arrivais à trois sans aucune délicatesse, tu séparais non sans qu'elle souffre ses bras, ses jambes et sa tête du reste du corps. Tu lâchais ensuite chaque partie d'elle sur le sol taillé et reprenais ta route.


Au final, elle t'avait tant fait courir pour rien, que tu avais préférais la massacrer plutôt que de goûter à elle. Tu faisais tout de même marche arrière pour ramasser son arme. Allais-tu t'en servir ? Que nenni. Tu récupérais les balles et jetais le reste de l'arme dans le cours d'eau le plus proche. Un peu de poudre, une allumette et voilà de quoi allumer ta cigarette, enfin l'une des sœurs de celle que tu avais vilement laissée au bas de ton perchoir. Tu expirais la fumée dans un son guttural et observait ton bâton de tabac. Cela faisait au final si longtemps que tu n'avais pas ressenti la morsure de la nicotine dans ton corps, la sensation cette masse gazeuse et grisâtre dans tes poumons et ressortant par ton nez ou ta bouche. Comme le sentiment que de l'air entrait et sortait de tes poumons, une chose oubliée depuis cette guerre, la guerre Anglo-Américaine de 1812. Tu n'étais qu'un petit soldat comme tant d'autres. Tu avais 23 ans et quelques mois quand tu avais incorporé les escadrons en route pour le sol américain. Tu te battais contre des ennemis au fort accent, à la droiture peu présente et après des mois et des mois entier de combat, avec tes camarades vous arrivèrent sur la terre ferme. Une lutte n'avait pas cessé un seul instant, dans le sang, la rage et les cadavres. Tu avancé coûtes que coûte malgré ta frayeur de mourir sans revoir ta mère patrie. Ce que tu ne pouvais savoir, c'est qu'en arrivant à Washington, tu allais en ressortir différent, bien trop même. Pas à pas avec le peu d'hommes qu'il pouvait rester novice ou vétéran, tu avançais et incendiais la ville jusqu'à la mettre à feu et à sang sans pitié. Tu avais pris le goût à la destruction de façon bien trop évidente. Tu fanfaronnais debout sur un monument quand quelque chose d'humanoïde t'avait plaqué contre une bâtisse avec une rage animale surpuissance. Tu avais entendu ton dos craquer et tu avais pu voir tout le reste des hommes anglais en ville, mort devant tes yeux. Tu le supplias avec un ridicule déconcertant :

« Non-monsieur... Je ne sais pas qui vous êtes, mais non ne me tuez pas !! »

Hélas, aucun mot n'avait pu le convaincre et bientôt, tu sentais ses crocs se ficher dans ta peau et te vider de ton sang. Tu sentais ton corps partir dans une froideur bien trop étrange pour savoir de quoi il pouvait s'agir. Tu gisais bientôt sur la terre et n'entendais plus qu'un rire cristallin avant de fermer les yeux. Le noir complet flottait autour de toi. Tu étais seul, perdu et inconscient, pourtant, tu te sentais différent comme si tu n'étais plus seul. Une douleur croissante te scia le crâne pendant des minutes devenant éternité et ce ne fut que plusieurs jours plus tard que tu te réveillais. Tu plaquais rapidement tes mains sur ton crâne en grognant comme une bête blessé. Les sons te vrillaient le cerveau comme un cri strident, l'odeur de soufre, de pourriture te faisait tousser à la limite d'abhorrer. Tu te sentais comme posséder par une matière, un être qui n'était pas toi. Qui ne sentait ni douleur ni peur. Tu te relevais en marchant au-dessus des dépouilles de tes anciens camarades sans même leur jeter un regard. Tu te massais la nuque du fait de cette douleur languissante dans ton cou et remarquais que le sang comme une masse noire et corrompue suintait de ta peau. Tu errais comme un mort-vivant à travers le champ de bataille et quand tu pensais enfin avoir la liberté, ne plus faire partie de cette guerre sans espoir, ils te capturaient comme un gibier.

Ils pensaient tous avoir trouvé un sous-fifre pour se défouler, une personne ennemie qu'ils allaient pouvoir, faire, souffrir jusqu'au dernier souffle. Oui, tu prenais les coups un à un, tu grimaçais, mais pas un seul son de douleur ne sortait de ta gorge. Tu les jugeais et affichais un regard presque carnassier. Tu n'étais pas aux commandes, pas encore, tu étais en transe le laissant, lui, tout gérer. Ils commençaient tous à perdre patience face à toi et quand ils pensaient qu'au final, tu ne faisais que le malin, tu te levais pour engendrer un carnage. Il contrôlait les choses si bien que tu quittasses ta chaise et tes liens pour te venger sur leur visage ingrat. Le premier se retrouvait soulevé du sol pour finir par passer à travers la vitre de la porte d'où tu te trouvais. Aucun d'eux ne bougeait, mais tu sentais qu'au moindre geste, ils allaient répliquer. Tu n'attendais que ça pour déverser ta rage sans limite sur eux. L'humanité n'avait été chez toi qu'une courte époque qui avait pris fin pendant tes vingt-trois ans, dans un lieu calciné et sans retour humain possible. Tu avançais ton pied, enfin, il avançait ton pied et la destruction continuait. Une barre à mine passait des mains de son propriétaire pour finir par se ficher dans son œil, un couteau atterrissait par mégarde dans le ventre d'un autre. Pas de pitié, ni de pardon, juste du chaos. Tu récupérais une arme à feu que l'un d'eux portait et tu l'achevais avec puis quittais la pièce. Une cigarette, un peu de poudre et tu étais heureux. Le bruit de tes pas résonnait sur le sol jusqu'à ce que tu trouves la sortie. Il faisait beau, trop beau et tu reculas finalement. Tu retournais alors dans la pièce devenue boucherie et patientait. Personne ne semblait avoir eu le temps de signaler à des amis éventuels, des collègues qu'ils allaient passer à tabac un homme qui au final avait fait leurs morts. Tu devais tourner dans la pièce au fil du déplacement des rayons du soleil sur cette dernière. Tu fermais finalement les volets et attendais la nuit tombée pour quitter ce petit carnage sans aucun remords. Ils avaient voulu ta vie, tu avais eu la leur et c'était mieux ainsi. Ton regard scrutait le ciel étoilé, ta cigarette au bec avec ton allure de chasseur impitoyable, tu marchais parmi les passants. Chaque odeur, chaque détail te paraissait plus important que jamais. Tes sens avaient été décuplés tout comme ta force. Tu te regardais au final dans une fenêtre en ouvrant ta chemise pour voir si ta musculature avait changé. Tu étais devenu plus robuste, plus vif, un spectacle que la femme qui justement se trouvait près de la dite fenêtre avait pu observer un long moment avant que tu ne la remarques. Elle était semble-t-il fasciné par tes traits si bien que sans crier gare, elle sortait et s'approchait de toi. Tu la fixais de tes iris sans dire un mot et l'observais. Un parfum embaumait l'air, le sien, c'était sur vu ton odorat. Tu voyais sa main désireuse de rencontrer ta joue, hélas pour elle, tu ne lui en laissais pas le temps. Ta main se plaquait contre sa hanche pour la pousser dans une ruelle. Tu voyais son sourire devenir plus précis et surtout plus présent. Elle devait se dire que cette soirée serait grâce à toi plus exotique, mais elle serait surtout plus horrible. Sans même un sourire, une attention, tu plaquais ta main sur ses lèvres en frappant son ventre à plusieurs reprises. Elle te mordait les doigts, mais tu t'en fichais royalement, continuant ta violence sur une femme qui ne t'avait rien fait, sauf t'avoir vu. Pourtant, tu avais croisé tant de gens, alors pourquoi seulement elle ? Tu stoppais ton poing après un dernier coup et la regardais. Elle était à genoux et suppliait que tu ne la fasses pas plus souffrir :

« Je vous en supplie... Arrêtez... Je n'ai rien fait... Je n'ai fait que vous voir... Vous êtes étrange... Mais si fascinant... »
« Cela sera le dernier visage que tu verras ma belle, le dernier. »

Tes lèvres se posaient sur les siennes, pendant que tu sentais un léger relâchement de l'attention chez cette femme. Le bon moment pour dériver de la soie de sa bouche à celle de son cou. Tes crocs encore légers purent tout de même percer la gorge de la femme. Cela dura plusieurs minutes pendant lesquelles tu lui aspirais son fluide vital avec un appétit abyssal. Jusqu'à lui ôter la vie totalement. Tu disparaissais comme une ombre sans donner de signe de vie la laissait là aussi lâchement que le mégot que tu avais jeté il y a peu.

Tu continuais ta route sans stopper le pas en regardant la neige tomber du ciel par moment. Toi qui enfant aimais tant les sentir dans ta main, tu pouvais maintenant t'y plonger sans même ressentir le moindre frisson. On aurait pu te pousser du haut d'une falaise dans un lac gelé voir l'antarctique, que le froid n'aurait pas un seul instant gêné ton corps. Tu étais devenu la glace alors pourquoi avoir peur de toi-même ? Hélas, tu étais plus à l'aise de nuit que de jour. Tu détestais bien souvent la journée, car tu n'étais pas le même. Comme tout en ce bas monde, tu avais dû apprendre les contreparties d'une telle puissance. Le jour, pas moyen de sortir sans lunette de soleil, sans une veste avec un col montant. Tu étais bien moins bavard en extérieur le jour que la nuit. Ta gorge, ton nez et tes poumons te donnaient l'impression d'être en fusion comme un volcan. Tu disais par ironie, que si c'était possible, quand le soleil était présent, tu aurais craché des flammes. Tu considérais cela comme un handicap et tout en asseyant, tu cherchais le premier jour où tu avais constaté cela. Celui où tu avais dû souffrir pour accomplir ton devoir malgré tout. Enfin ton devoir, c'était surtout pour retrouver celui qui avait fait de toi un monstre plus qu'un homme sans peur. Tu décidais de retourner sur ton perchoir pour avoir la paix. Tu pensais avoir la paix jusqu'à ce que tu entendes un petit groupe d'hommes à tes basques. Tu sifflotais en tenant ta cigarette et essayais de les faire te suivre un maximum. Après un petit bout de chemin l'un d'eux te jetait un objet que tu t’empressas de rattraper avec classe avant de te retourner :

« Je vous laisse deux choix, soit vous me lâchez et je ne vous tue peut-être pas, soit vous continuez à me gonfler et je vous éparpille dans toute la ruelle. »
« On n'a pas peur de toi l'épouvantail, on va te défoncer la gueule pour le plaisir, haha. »
« Comme vous voudrez, j'espère que vos mères ont assez pour acheter rapidement des cercueils. »

À peine avais-tu fini ta phrase que tu fonçais, cigarette aux lèvres vers eux avec rage. Ton pied atterrissait en pleine face de celui qui t'avait jeté ce projectile plus tôt. Tu l'utilisais même en l'enfonçant dans la cage thoracique de celui qui était le plus près de toi. S'en suivi alors un affrontement qui allait finir dans un bain de sang. Leur cri de douleur ne faisait qu'attiser la jouissance que tu avais à leur rendre la monnaie de leur pièce pour leur parole. Tu les frappais sans aucune retenu et pas une seule de leur supplication ne te stoppait. Ils avaient cru comme des loups s'attaquer à un agneau fébrile et solitaire, alors que tu étais un fauve puissant et vainqueur. Tu jouais avec eux comme un enfant avec ses peluches. Tu cassais le bras de l'un, puis brisais la nuque de celui venu le sauver devant ses yeux. Il ne t'avait fallu qu'une dizaine de minutes en prenant tout ton temps pour les mettre au tapis. Tu récupérais la pierre que t'avais envoyée leur soit disant leader, maintenant jonché dans le corps d'un de ses amis morts et t'approchais de lui. Tu enfonçais tout doucement le morceau de roche dans son front dans un son entre le craquement de sa boite crânienne et le son strident de sa voix en murmurant :

« Quand on s'attaque à une personne, il vaut mieux ne pas sous-estimer cette dernière. Tu pensais chasser un maigre poisson rouge, sauf que je suis un grand blanc gamin. Dommage pour toi, passe le bonjour de ma part... À tes... Amis »

Dans un geste sec, tu abrégeais enfin ses souffrances en perforant son cerveau. Tu essuyais ta main sur sa veste puis les fouillais un par un. Après un petit moment, tu reprenais ton chemin en ramassant au passage ta cigarette fraichement tombé. Tu escaladais comme un reptile le bâtiment non sans avoir siffloté pendant ton ascension et arrivait bientôt à son sommet. Tu t'installais dans ton transat et terminais ta cigarette. Tes yeux se fermaient, mais tu ne dormais pas, c'était plus comme un songe contrôlé, un moyen de repos ton cerveau et ton corps sans être facile à attaquer. Une cible facile sur un toit, un souvenir te revenait alors, l'autre guerre que tu avais vécue et aussi l'endroit où tu avais enfin trouvé ton « maître ».

Tu marchais sur la plage entourée de tes compatriotes, de tes alliés et d'autres personnes encore. C'était un jour rude, poussiéreux, meurtrier sur une terre Inconnue. Toi James Ravenbach, tu étais un soldat de l'armée américaine. Tu débarquais pendant ce qui était l'opération Overlord. Tu courais sur la plage en évitant les pièges pour te jeter sur leur bunker sans pitié. Aucun de tes confrères ne pouvait savoir que tu n'étais pas plus humain, qu'eux n'allaient survivre à la guerre. Tu massacrais dans un rire presque d'aliéné chacun des Allemands sur ta route puis tu prenais le contrôle de leur mitraillette pour ne faire qu'une bouchée des restants. À toi seul, tu avais sauvé tant d'hommes alors que ton simple but était de tuer celui qui avait transformé ta vie et d'avoir des réponses à tout cela. Que ce soit à ce que tu étais, ce qu'il avait fait ou encore la raison de son geste. Tout le régiment dont tu faisais partie était entre la peur et l'admiration. Après tout, personne n'était capable de retourner une camionnette allemande d'une main, ou en tout cas personne qui ne possédait pas ta force. Tu savais que tu leur exposais tes dons, mais en un sens, aucun d'eux n'osait te défier. Enfin si, l'un d'eux t'avait toisé de pouvoir te défaire à main nue sans aucun problème. Il se nommait David, et te disait plus près de la gonflette que de la force. C'était un homme immense, rude comme la tempête et solde comme le roc. Ses mots persistaient à te faire sortir de tes gongs, mais tu résistais. Puis un jour, tu as accepté son défi. Il voulait entamer cela dans un bras de fer. Tu ris encore aujourd'hui quand tu sais l'état de son poignet et de la table, car toi petit soldat, mais vampire caché, tu l'avais fait faire un vol plané et atterrir sur la dite table avec fracas. Il avait grogné comme un animal blessé, s'était levé et avait commencé à vouloir te frapper. Tu avais évité ses coups et entamé ses côtes jusqu'à ce que votre supérieur ne vous sépare. Après cet incident, tu avais prouvé à qui que ce soit, que t'affrontait n'était pas une mince à faire. Il ne fallait pas simplement avoir des muscles, de la force pour te défaire, puisque qu'après tout, tu étais meilleur en tout point qu'eux tous réunis. Hélas pour toi, tu devais attendre, progresser avec tous ses hommes pour atteindre ton but, la capitale. Tu avais entendu qu'un homme était à la tête d'une grande partie des forces adversaires et qu'il était craint de tous. On le surnommait l'homme neige aux yeux de sang. C'est même sur lui qu'on plaisantait en disant que tu étais son fils. En un sens, tu l'étais sans le vouloir puisqu'il avait fait de toi cette machine à tuer. Tu le haïssais du plus profond de ton cœur et voulais si tu le pouvais, lui trancher la gorge net.

Les mois durant ensemble, vous avanciez tous dans le but de regagner cette terre. Pour tout le régiment, l'objectif était la capitale afin de tenir le pays, pour toi, c'était lui. Tu n'avais pas arrêté de masser tes stigmates dus à ses crocs sans jamais changer d'avis. La seule issue que tu pouvais laisser à cet homme était celle de mourir de tes mains. Encore quelque mois et tu étais à Paris enfin aux portes de Paris. Le combat était rude et les nuits glacées. Bizarrement, au fil des jours, ceux qui tentaient vainement de protéger la ville lumière de votre groupe, mourraient atrocement dans la nuit. Égorgé, mutilé ou encore pendu. Tu n'étais pas là pour rigoler, tu voulais sa peau et s'il fallait tuer des milliers de soldats allemands, tu le ferais. Une bête sanguinaire, sans peur, ni loi, décimait donc l'armée adversaire comme s'ils n'étaient que des fétus de paille. La seule chose qu'ils avaient tous comme souvenir avant de trépasser était une chevelure blanche comme l'ivoire et un regard de vautour rouge comme le sang. Tu n'avais prévenu personne de ton plan nocturne, car après tout, si tu pouvais créer un chemin pour atteindre ton but plus rapidement, il valait mieux le faire, seul. Ainsi, tu jouais le jeu, en faisant l'homme aussi étonné que le reste de tes camarades, devant l'horreur, alors que tu en étais l'artiste. Tu te sentais ainsi à la fois le peintre et le spectateur, sans pour autant en informer quelqu'un. Tu n'étais pas idiot, dire à ton chef que c'était toi, qui en une soirée avait massacré une trentaine d'hommes, aurait été du suicide. Tu ne voulais pas te faire destituer de tes fonctions, alors que tu avais toi-même prit la place d'un autre. Tu agissais comme un soldat, alors que tu étais une ombre, un fantôme parmi eux. Le siège de cette ville magnifique durait plusieurs semaines, sans qu'aucun des deux camps ne lâche prise. Quand enfin le centre de cette ville que tu voulais visiter, vous était visible, un blocus se dressa. Tu savais que derrière lui se trouvait l'homme à abattre. Tu chargeais alors ceux qui t'écoutaient avec l'aval de ton commandant de prendre les devants avec vos blindés. Ce ne fut pas facile, bien des hommes moururent, mais le bâtiment ainsi que le blocus avaient été anéantis en morceau. Tu quittais alors ceux avec qui tu avais vécu des moments plutôt étranges et tu chassais ta proie. Ils n'avaient pas vu ton départ tellement tu avais filé comme une flèche. Tu entendais de gémissements et sous un tas de gravats, tu le trouvas. Il avait les traits tirés, un air vieillot sur le visage et il te fixait. Son regard lui, était tranchant et déterminé. Il savait qui tu étais et se doutais de la raison de ta présence. Ainsi, malgré ses blessures, il te parlait :

« - Te voilà enfin... Fils...
-Je ne suis pas plus ton enfant que tu n'es mon père, sombre connard...
-Oh que de doux mots dit moi...
-Pourquoi m'avoir fait ça ?! Pourquoi moi ?!
-Ils étaient tous morts, je devais inoculer ce cauchemar quand quelqu'un et tu étais si peu sur tes gardes...
-Mais regarde-moi, je suis immonde !
-Non. Tu es devenu ce que je ne serais jamais, un vampire plus déterminé et puissant que son ancêtre.
- Mon ancêtre ? Mais je suis humain !
-Nous sommes tous des humains avant d'être une bête sanguinaire, tu sais. Vas-tu me tuer ?
- Non avant je veux des réponses à mes questions ou je te brise la jambe.
-Pas besoin de me vouloir tant de mal, je suis déjà presque mort. Pose donc tes questions, vu mon État, je n'ai plus que cela à faire.
-Que suis-je devenu réellement ?
-Tu es un vampire. Celui qui boit du sang, vit plus souvent la nuit que le jour et possède la force de dix hommes.
-Cela ne se guérit pas, je présume ?
-Non, aucun vaccin n'existe, tu vivras et mourras vampire. Tu imagines que cela fait plus de cent ans que nous nous sommes vus ?
-Je me fiche du temps qu'il m'a fallu pour te trouver !
-Avant que tu ne me tues, je dois te révéler une chose, une croyance de vampire.
-Qui est ?
-J'ai appris que la seule guérison d'un vampire, dans ton état était une vierge aux cheveux blonds comme le blé et aux yeux d'océan.
-Une blonde aux yeux bleus si j'ai bien compris ? Comment pourrais-je la reconnaitre, si elle existe ?
-Je ne le sais pas moi-même, elle peut être n'importe qu'elle femme que tu croises. Quand tu la verras, tu sauras que c'est elle. Tu sais James, si je t'ai donné ce qui est à la fois don et malédiction, c'était dans un but égoïste, mais aussi altruiste.
-Vous avez détruit ma vie, vous m'avez transformé en monstre enfoiré !
-Tu aurais préféré mourir entouré d'inconnu dans une ville qui n'était pas la tienne et finir par être enterré comme le dernier des inconnus ? Tu es encore en vie, tu as vécu deux guerres majeures de cette planète et tu es immortel. Personne, mis à part moi ne sait que tu es bientôt bi centenaire. Devant tes yeux, deux siècles sont presque passés sans que ton visage n'ait été altéré. Tu sais pendant cette boucherie donc j'ai été l'un des chefs, nous avons fait de nombreuses expériences un peu partout en Angleterre. Des hommes infiltrés travaillant pour la science et non l'Allemagne. Je suis peut-être pour le Reich, mais je n'en reste pas moins un Britannique. Tues-moi donc avec honneur, mais promet moi une chose : détruis jusqu'au dernier tous ces lieux. Si ceux qui deviennent des créatures surnaturelles, ne se voient que comme des monstres et non des chefs d'œuvre de la nature, alors je préfère qu'on n'en fasse plus du tout... » 

Pas un mot ne sortait ensuite de sa bouche. Il s'était tut en te regardant encore dans les iris, attendant le coup fatal. Tu prenais alors ton arme et lui tirais une balle nette dans le cœur. C'était presque chirurgical, tant tu avais acquis en dextérité. Tu savais maintenant où était la suite des évènements. Tu quittais la ville de Paris pour l'Angleterre où tu savais que pour trouver la sauveuse des vampires, tu devrais encore tuer. Ce que tu remarquais là-bas, c'était le froid. Enfin remarquer, c'est un bien grand mot, car de ta peau insensible, tu parcourais le pays.

Rouvrant les yeux, tu quittais ton transat et te remettais en route. Tu avais encore un camp d'hybride à trouver. Tu reboutonnais ta chemise, rajustais ta veste et c'était parti. Un bond vif du toit, une course effrénée presque invisible et tu quittais ce nid douillet. Tu avais appris ta destination après avoir entendu un homme en parler dans le petit camp non loin. C'était un lieu au beau milieu du Yorkshire et tu allais t'y rendre. Tu voulais cependant patienter avant de te pointer et de détruire totalement l'endroit. Tu savais que plus les gens se pensaient en dangers, plus ils faisaient d'erreur. Alors tu attendais sagement, en tuant quelque personne qui se pensait au-dessus de toi, pour en un sens détourner l'attention puis tu attaquais comme un fauve et tu faisais un malheur. Après deux jours de marches, une baignade peu fortuite dans un lac en glissant sur la berge de ce dernier, tu arrivais devant le laboratoire. Un sourire léger se formait sur ton visage quand tu passais en sautant au-dessus de la grille. Tu ne rencontrais étrangement que peu d'hostilité comme si les résidents et leur bourreau avaient lâché prise. Tu entrais dans le bâtiment d'un pas calme et quand enfin, tu arrivais dans ce qui semblait être la salle où il gardait leur créature, tu fus étonné. Un scientifique se tenait là sur le point de mettre fin à ses jours. Tu le stoppais en lui ôtant son arme et tu l'observais. Tu n'avais pas vraiment envie de répandre pour une fois la cervelle d'un intello de la classe avec rage sur un carreau. Tu prenais alors son poignet pour le rapprocher de toi et apposer tes crocs avec rage sur son cou. Même si tu ne répandais pas son cerveau dans tout le laboratoire, rien ne t'empêchait de le vider de son sang. Tu sentais l'hémoglobine de cet homme s'écouler dans ta gorge blanche comme la craie, et même s'il s'agitait au fur et à mesure, sa force le quittait. Quand tu ne pus plus lui ôter de sang de son corps, tu le laissais retomber lourdement sur le sol en posant tes index sur tes tempes tout en fermant les yeux. Les souvenirs de ta victime se mêlaient aux tiens et tu commençais alors dans le calme de la pièce à comprendre ton but. Tu voyais des dizaines de demoiselles, bien souvent blondes comme le blé qui patientait dans une salle.

Alors que tu étais encore dans une sorte de transe, tu avais perçu un bruit et sans te retourner, tu stoppais une main massive et armée à quelque millimètre de ta gorge. Quand tes yeux se rouvrirent, ton coude se logea dans son foie un peu avec de la chance ce qui le fit reculer suffisamment pour te laisser de l'espace et te diriger vers le couloir. Tu devinais qu'il n'allait aucunement en rester là, mais tu préférais amener l'affrontement à un espace plus propice malgré le lieu. Tu entendais déjà son pas lourd se diriger vers toi, aussi t'étais-tu tourné pour le voir et surtout lui imposer ton regard. Face à toi se tenais donc une véritable montagne et tu savais que cela n'allait aucunement être simple. Il te faisait penser à une sorte de créature de Frankenstein venue pour savoir ce qui avait pu arriver à son maître. Il te fixait si méchamment que tu te mis à rire, ce qui le faisait te foncer dessus. Un geste vif comme le vent et tu atteignais sa gorge, hélas sa force était bien là. Tu avais atteint ta cible qui saignait un peu de la gorge, mais lui t'avait expédié dans une vitre avec la force d'une armée. Tu le regardais les yeux grands ouverts plus étonnés qu'effrayés. De ton existence actuelle, il était le premier et surtout le seul à avoir pu faire cela. Tu avais vécu bien des choses dans ton statut de vampire, mais tu voyais enfin quelqu'un qui était susceptible de ne pas être faible. Il portait sa main à sa gorge ensanglantée puis te fonçait dessus en grognant sans te laisser le temps de bouger vraiment ou du moins correctement. Tu lâchais un son de douleur en sentant qu'il t'écrasait contre le mur et avec un coup de pied net sur son torse, tu le repoussais pour attaquer à ton tour. Il semblait subir sans grand mal tes coups, mais bientôt, tu avais visé un point critique et son bras chuta. Tu restais légèrement étonné, mais ton assaut continuait, en le bombardant de coup-de-poing aussi violent que chirurgical, sur son corps de plusieurs teintes et aussi solide que le roc. Il encaissait bien plus que tu ne pouvais le penser et quand tu ne t'y attendais pas, tu reçus son immense main fermée en plein dans l'estomac. Tu reculais alors de quelque pas en grimaçant assez pris au dépourvu. Il semblait rire de toi, te toisant limite ce qui eut l'effet de te mettre dans ton état second, celui de la créature et non de l'homme. Tu grognais en te relevant, alors qu'il se remit à t'attaquer encore une fois. Chaque geste qu'il faisait, chaque coup qu'il envoyait vers toi, ne faisait que se briser sur tes contres, de plus en plus agressif. Tu ne voulais pas simplement le neutraliser, non dans ton regard, tu voulais sa mort.

Si ta rage avait pu être vivante, elle aurait attaqué à la gorge ton adversaire comme une bête impitoyable et carnassière. Tu sentais que l'audace et la confiance visible dans ses yeux commençaient peu à peu à s'évaporer comme de la glace au soleil. Au fur et à mesure que tu le frappais en retour, vous reculiez ensemble jusqu'à ce qu'un de tes uppercuts l'expédie dans un mur en le suivant par ton élan. Ensemble, vous retombiez dans une étrange salle où gisait une demoiselle. Tu ne la fixais pas tout de suite t'assurant d'abord que ton adversaire était mort. D'un pas calme, tu prenais le pouls de ce qui gisait sur le sol et la regardait sans bouger. Tu te posais bien des questions et sans même comprendre, le bruit de votre chute, et ton apparition furent assez révélateurs. Elle semblait réveillée et te fixait un long moment sans ciller avant de rougir et de se cacher le visage. Tu ne savais pas quoi lui dire, car tu ne savais pas si elle pouvait te comprendre, mais son apparence te semblait si familière. Il te fallut plusieurs minutes avait que tu comprennes d'où venait sa ressemblance. Elle n'était pas n'importe qui, et tu le savais. D'un bras, tu la prenais dans tes bras en essayant malgré ton apparence de la rassurer et d'un pas chancelant, tu quittais le laboratoire pour retourner dans un lieu plus sûr. Épuisé après tout, ce combat, tu te laissais faire à la fatigue en t'allongeant et la prenais contre toi. Tu la fixais avec douceur et remarquais ses ailes. Elle était tout aussi différente que toi des humaines et ce fut après cette découverte que tu cherchais un endroit où aller. Il vous fallait un lieu sûr, où vampire et hybride colombe pouvait vivre ensemble, car oui, tu ne le montrais que peu, mais tu étais attaché à elle au final. Elle était ta protégée et semblait être plutôt bien avec toi sinon elle t'aurait quitté, ce que tu supposais du moins. Votre salut fut Eden, une île artificielle où ensemble, vous pouviez vous faire une nouvelle vie. Votre union ne se fut qu'après plusieurs mois, car au départ, le silence était une chose permanente entre vous. Tu l'aimais même si au départ, c'était à peine croyable pour toi. Cela fait bientôt plus d'un an que toi et elle, vous vivez l'un auprès de l'autre. Tu continues avec patience de la protéger, de l'aimer et de veiller sur elle en la cultivant avec tendresse. Malgré tout, tu resteras un chasseur, un carnassier, un vampire.
« CARACTÈRE. »
Le caractère du vampire est assez versatile à vrai dire. Il ne sera donc pas simple de comprendre James et encore moins de savoir ce qu'il pense de vous avec précisions. Il est loin d'être aussi simple à lire qu'un livre ouvert et ce n'est pas son grand âge qui aidera encore plus, ayant appris au fil du temps à jouer du paraitre et du transparaitre.

Il est vrai que du fait de son grand savoir James peut avoir tendance à le partager régulièrement avec Gwendolyn. Une personne extérieure pourrait croire qu'il ne fait que rabaisser la demoiselle en la faisant passer pour la reine des idiotes alors que cela est faux. Il veut de tout ce qu'il possède apprendre un maximum de chose à la colombe pour qu'elle ne se sente plus aussi futile ou ignorante. De plus, il a en partie favorisé cette manie de la lecture à la belle. Il ne reculera pas contre le fait d'apprendre encore et encore quand bien même il posséderait déjà une grande connaissance du monde qui l'entoure. Aussi bien d'un aspect théorique que pratique, au point d'en devenir parfois incollable. Que ce soit le poids d'un Luger chargé et nettoyé, le nom d'un empereur chinois de la quatrième dynastie ou encore comment se créent les aurores boréales, James sait être étonnant. En un sens, cette étrange soif de savoir presque aussi immense que celle du sang ne date pas de son changement. Déjà auparavant quand il était encore un humain, il avait déjà le goût de lire jusqu'à pas d'heure pour mieux en ressortir grandit. C'est un sens l'une des seules facettes du vampire qui ne vous causera pas de problème si vous savez y faire avec. S'il vous prend l'idée de vouloir lui expliquer quelque chose, ne le prenait pas pour un crétin. Premièrement, car il ne supportera pas ça et voudra sans aucun doute vous frapper et deuxièmement, car il a tout de même plus de deux cent ans, ce qui représente une grande quantité de savoir dans un corps, vous ne croyez pas ? Pourtant, il peut arriver au vampire de mettre plus de temps à trouver la réponse, devant chercher dans son cerveau et dans tout ce qu'il a pu glaner durant ses deux siècles de vie.
La patience est un trait de caractère qui a sa grande utilité chez James. On ne peut plus compter le nombre de fois où il a répondu avec calme aux multiples questions de sa douce. Beaucoup auraient fini par s'emporter, pas l'ignorer, mais lui continuer inlassablement de répondre à ses interrogations. Il ne fait pas cela par obligation, mais parce qu'il en a le savoir et la patience. C'est un homme qui ne sortira pas de ses gonds aussi facilement. Vous aurez beau le titiller pendant des heures pour qu'il cède à la colère, ce dernier ne bougera pas d'un cil. Au fil des décennies qu'il a traversé, il s'est vu parfois attendre ses proies pendant plusieurs jours, sans bouger un seul instant. Il ne sera donc pas simple de faire en sorte que cet étrange albinos se montre plus enragé que jamais. Il a forgé sa patience au grès des chasses, des meurtres et des moments passés plus tard avec Gwendolyn. Il a parfois également dû refaire au complet son arme ou encore réajuster avec minutie son plan d'attaque sur un laboratoire, de quoi le pousser à plus de calme et de réflexion. Il se sert également de cette dernière lors de ses longues recherches dans ses livres. Du fait des siècles qu'il a vécu, il a dû parfois relater en détails certains évènements pour ne pas par exemple les oublier ou encore se souvenir d'un détail en particulier. Hélas, à force de faire cette manie assez particulièrement, il a amassé une quantité assez impressionnante de recueil. Même s'il doit y passer une après-midi entière, sans un silence presque religieux, vous ne le verriez pas baisser les bras un seul instant. Le plus souvent, le vampire sait que cette patience est méritée et que même s'il doit attendre des heures entières pour ne serait-ce que voir sa douce, ça ne sera pas quelque chose de fait en vain.

Comme un animal sauvage et incontrôlable, il est vrai que James peut être parfois assez violent. Quand il ne fait pas preuve d'une patience à la limite du paroxysme, il se montre assez virulent. Il peut être capable de vous ôter la vie d'un simple geste en grognant comme un chien enragé. C'est une facette de sa personnalité qui se présente le plus souvent lors de ses chasses. Lors de ces dernières, il laisse la part d'humanité derrière lui et libère ce sentiment de puissance et cette soif de sang. Il évite le plus souvent que Gwendolyn puisse le voir dans cette sorte de transe, de peur qu'elle finisse par partir ou ne plus lui parler. Par peur, j'entends qu'il ne saurait quoi faire au final sans ce bout de femme qui maintenant partage sa vie. Osait toucher à un cheveu de la douce ou encore essayait de lui faire du mal et vous sentirez le courroux du vampire sur vous sans procès. Il ne prendra aucune pincette et se fera le plus vil possible. Il ne reculera devant rien pour que vous subissiez le châtiment adéquat pour avoir eu l'audace de toucher sa belle. Un état second où la violence devient un art pour lui, quand il le pousse dans ses limites. Bien des victimes du vampire ont connu ce que donne ce dernier en pleine violence. Plus de civilité, plus de prestance, rien que de la puissance, du sang et de la rage. Ses yeux sont alors injectés de sang, ses crocs sortent, ses muscles tendues et près à réagir. Ses réflexes ne sont que plus vif et comme un prédateur jouant avec sa proie, il vous fera courir, vous usez pour mieux vous achever ensuite. Il n'aura aucune pitié avec vous et si par mégarde, vous vous défendez ne serait-ce qu'un peu, il fera de vous un puzzle vivant. Il n'hésitera pas à séparer tout votre corps en plus fragment sanglant à même le sol.

Même s'il peut être le plus dur des vampires, il ne cesse jamais au grand jamais de veiller sur Gwendolyn. Véritable ange gardien de la belle, il sera toujours là pour lui éviter de se faire mal ou encore de tomber maladroitement dans un escalier. Il agit plus souvent comme un grand frère ou un père que comme le petit ami qu'il est pour la demoiselle. Il fera toujours son possible pour voir plus souvent un sourire que des larmes sur le visage de Gwendolyn. Il prend souvent l'initiative de la devancer ou de garder même quand elle joue, un œil sur elle. Il sait la maladresse dont elle peut faire preuve et préfère même si cela est fait avec du zèle, la surveiller plutôt que la laisser en danger. Il ne peut nier la stature fébrile et la nature fragile de sa compagne, ce qui ne fait que renforcer ce don pour être toujours présent quand elle a besoin. Il n'y a que quand il chasse qu'il se permet de laisser la colombe seule, car il sait qu'elle ne fera rien d'autre que lire pendant son absence. Le reste du temps, même si vous pensez qu'elle est seule, sachez que James n'est jamais loin. Que ce soit assis sur le toit d'une maison, en équilibre sur la cime d'un arbre ou allongé sur un balcon, il portera son regard rubis immanquablement sur elle. Parfois, il lui arrive de se demander s'il agit par amour ou par habitude vis-à-vis d'elle. Après tout, cela fait un moment qu'ils sont ensemble alors peut être que cette façon d'agir est devenue comme un léger automatisme dont il ne se rend pas forcement compte. Pourtant, cette inquiétude dont il fait preuve avec elle, lui rappelle bien souvent qu'il en ait clairement amoureux. Au final, le principal pour James, c'est de voir Gwendolyn heureuse et en bonne santé.


Dans un souci de transparence envers l'hybride, le vampire fera le plus souvent en sorte de ne pas tuer une personne devant le regard de la demoiselle. Il sait pertinemment que s'il faisait cela, la douce colombe ne serait plus la même pendant un certain moment. James est habitué à la vue d'un corps déchiqueté, meurtri et inerte, ce qui n'est pas le cas de sa douce. Après cela n'a rien d'étonnant quand on sait qu'il est un vampire et elle une hybride colombe. Un peu comme si la paix pactisait avec la violence et le sang. Il est évident que n'importe qui pourrait continuer à se demander comment un tueur sanguinaire et impitoyable dont le visage n'inspire pas confiance peut aimer une douce, petite et délicate demoiselle comme Gwendolyn. Ils sont la preuve que les contraires peuvent s'attirer pour ne plus se lâcher. Il est vrai qu'avec une telle puissance, une telle différence, on pourrait croire que James lui aurait déjà fait mal, pourtant, il ménage la demoiselle plus qu'il ne se ménage lui-même. Il n'hésite pas à l'accompagner partout, allant jusqu'à sortir en pleine journée même si sa peau, ses yeux et sa respiration en prennent un coup au passage. Il a tué maintes personnes, massacré des familles à lui seul, mais pour Gwendolyn, il osera bien des sacrifices. Elle lui rappelle la femme dont parlait l'homme qui la transformé, de façon si idyllique et surnaturelle. C'est aussi pour cette raison qu'en croisant pour la première son regard, le corps entier du vampire s'était mis à vibrer comme un diapason. Il avait senti un cœur qu'il pensait aussi mort que le reste de son corps, battre de façon effrénée. On pourrait croire qu'il n'a sauvé Gwendolyn que parce qu'elle ressemblait à la femme dont parlait l'homme qui avait détruit la vie de James. Il avait fait son rôle et sauvé les hybrides, mais avait fini par s'attacher à elle.



   
« PHYSIQUE. »
Il y a des chances que vous puissiez croiser d'autres vampires ici-bas, mais aucun n'ayant l'étoffe et surtout le faciès de James. Je ne gratifie pas ce dernier d'honneur ou bien de trophée, il est comme il est. Un vampire imposant qui depuis plus de deux cents ans fait ce que bon lui semble où il veut. Il est de ceux qui peuvent rien que par leur présence changer du tout au tout l'atmosphère d'une pièce. Son entrée pourra faire tomber la température d'un lieu, sans même que son regard inquisiteur ne se soit posé sur vous. Il est vrai que ce dernier à une emprise plutôt dérangeante sur tout un chacun quand il vous fixe. Aussi sanglant que ce dont il se nourrit, aussi vif que ses réflexes, ils vous scrutent sans relâche. Leur couleur alliant le Rubis, le Grenat du Mozambique et le Pyrop, ils sont étonnants. Qu'il soit en colère, joyeux ou encore affamé, l'intensité de ses yeux ne baissera pas un seul instant. Ils resteront ces deux sphères presque incandescentes, luisant dans la plus grande des obscurités au simple rayon de la lune. À eux seuls, ils imposent le vampire comme un homme qu'on ne pourra pas faire déchanter aussi facilement. Ne vous perdez pas trop longtemps dans ce regard mêlant la pureté et la noirceur du rubis, cela risquerait de vous faire courir à votre perte. Si leur couleur vous étonné, sachez qu'auparavant ceux de James n'étaient que deux iris communs d'un léger noisette. Ce fut suite à sa transformation que leur couleur devient si surnaturelle et qui put acquérir une vision aussi précise. Quand un humain normal pourrait voir au environ de deux cent petits mètre devant lui, l'albinos aux crocs acérés pourra lui voir sur presque plusieurs kilomètres. Un atout majeur pour lui quand on sait qu'il est un chasseur des plus carnassier.

Le second détail de son anatomie qui surprend les gens qui ont l'audace de le regarder un long moment, ce sont ses cheveux. D'un blanc aussi immaculé que la neige d'un long hiver, ils étonnent. Après tout, il est plutôt rare de voir une personne non-albinos arborait aussi clairement une telle couleur de cheveux. Ils ont subi tout comme les iris de l'homme, un changement de pigmentation, passant du châtain clair à cette teinte presque surnaturelle. Si vous pouviez passer vos doigts entre ses derniers, vous découvrirez qu'ils sont plus doux que la soie et plus intemporel que son porteur. Il est vrai que James ne prend pas la peine de les coiffer ou quand il le fait, ce n'est que seulement pour en retirer les quelque nœuds. En bataille le plus souvent, ils sont assez longs couvrants jusqu'à sa nuque, mais ne cachant que rarement son regard. On peut aussi bien les voir dressés sur son crâne que totalement désordonné quand il se voit plutôt fatigué. Depuis qu'il connaît Gwendolyn, il arrive qu'ils subissent un traitement particulier alliant ruban et chouchous. Voir un James avec des couettes ou un palmier sur le haut du crâne ? Ça n'a pas de prix croyez-moi, mais ça reste privé. Il n'a jamais voulu couper ses cheveux qui comme figé par le temps comme son âge n'avait pas poussé plus que de raison. C'est un peu comme s'ils avaient été gelés dans un bloc de glace pour ne plus jamais changer. Il arrive que le grand vampire se permette de les rabattre sur le devant de son visage pour les utiliser comme un rideau de cheveux cachant sa mine parfois si peu avenante. Quand certains usent de foulard, de chapeau pour se cacher, pourquoi lui ne pourrait pas se servir de ce qui pousse sur son crâne et qu'on ne peut que difficilement ignorer ?

La voix de l'homme de sang est un détail des plus importants dans l'image même qu'il donne. Parfois rauque et viril comme un roi qui parlerait avec droiture et sagesse à son peuple, d'autre fois plus sèche et piquante que la fournaise, elle ne peut se nier. Quand il vous parle, vous ne pouvez pas feindre de ne rien attendre et de le snober. Elle se fait si intense, si étouffante que même le plus grand des guerriers se verra réagir devant elle. D'une simple réplique, il pourra vous démolir sans même bouger. Ne pensez pas l'avoir en usant par exemple d'une autre langue que la sienne, car les années lui, on permit d'en apprendre d'autre. Elle sait être de velours et très douce pour la petite colombe, alors que pour d'autre, elle se fera plus angoissante. Il ne se voit aucunement faire le dangereux chasseur avec Gwendolyn alors qu'avec une hypothétique victime cela va de soi. Restant bien souvent monocorde, elle ne trahira que rarement les sentiments du vampire. À vrai dire, si vous réussissiez à déceler une once de changement dans le ton ou la longueur des mots de James, c'est qu'il, vous aurez considéré comme d'un quelconque intérêt ou qu'il aura fait languir votre trépas rien de plus. Si vous ne l'intéresser aucunement, il ne vous donnera même pas le plaisir de l'entendre, vous ôtant la vie sans vergogne. S'il est vrai que par le passé, il aimait parler sans relâche et sans cesse avec son entourage, avec le temps, cela s'est raréfié. Il ne parle que pour exprimer son savoir ou son grand âge. La seule exception étant, quand il apprend des choses à sa moitié, à la fois pour l'aider à mieux comprendre un monde qui ne l'a pas forcément bien accueilli, mais aussi pour parler avec elle. En un sens, il a perdu ce goût à user dz sa voix avec gaieté, un sentiment si lointain.

Le visage du vampire est aussi livide que celui d'un cadavre. D'un blanc presque en harmonie avec celui de ses cheveux, il peut vous estomaquez comme vous troubler. Après tout, rien n'affecte cette peau similaire au satin et à la soie. On ne peut que difficilement y déceler de la gêne, de la colère ou encore de l'ennui. On pourrait penser en le regardant avec un peu de prudence qu'il ne ressent aucune émotion, mais ce serait tromperie. Comme tous les êtres vivant sur cette terre, et même si son cœur ne bat plus techniquement, il peut encore avoir des sentiments. Son regard se fait plus doux en voyant Gwendolyn, sa voix plus calme quand il lui parle. Il possède une arête du nez assez présente, un menton droit et robuste et une mâchoire puissante. Il sera capable sans problème de vous ôter la carotide ou même une bonne partie de la gorge d'un mouvement de sa mâchoire. S'il se considère comme un carnassier, un prédateur, c'est que cela est justifié. Son odorat tout aussi développé que sa vue pourra vous détecter même si vous vous trouvez au beau milieu d'un marché. Tel un filtre naturel, il pourra s'il le souhaite ne détecter qu'une partie des odeurs. Hélas, cela ne lui est pas venu comme par magie ni de façon rapide. Il a dû pour cela chasser pendant des décennies entières comme un loup solitaire sans jamais lâcher la bride. Ses oreilles d'un blanc, aussi étonnant que le reste de son visage comporte plusieurs boucles d'oreille d'un acier assez étrange lui ornant une grande partie du cartilage de ces dernières. En somme, le visage du vampire peut être aussi bien séduisant qu'effrayant. Bien souvent, il se demande s'il n'est pas la plus grande cause de sa relation avec sa colombe. Surtout quand il sent avec timidité les lèvres de la demoiselle se poser sur les siennes pour en capter plus tendrement leur saveur. Il sait qu'il possède un charme bien à lui et que s'il voulait bien des personnes hommes et femmes seraient sous son joug, mais il a Gwendolyn ce qui lui suffît amplement pour se sentir un minimum vivant.
Tels les remparts d'un château, le corps de James à subit bien des coups sans jamais céder. De sa peau d'albâtre, de ses muscles puissant et secs, il est étonnant. La corpulence de ce dernier n'est pas des plus impressionnantes, mais je vous déconseille de vouloir tester ses capacités physiques. Comme tout vampire, sa vitesse, ses réflexes et sa force sont décuplés. De plus, du fait de son âge des plus avancé, il sera irréfléchi de vouloir le mettre au défi. Que ce soit ses biceps nerveux, ses cuisses trapues ou encore ses poings arrogants, il aura de quoi vous pourfendre le crâne d'un simple coup. Pourtant, le plus souvent, le vampire n'use de même pas un quart de sa force. Il sait pertinemment qu'il pourrait vous briser d'un geste, mais il préfère minimiser les choses, pour Gwendolyn. Sa musculature est une chose que sa colombe aime parcourir comme pour mies connaitre la forme de ses pectoraux ou pour se rassurer de l'avoir près d'elle sans doute. Le plus étonnant est bien le fait qu'il a changé du tout au tout suite à son changement. À départ, James n'était pas des plus musclé voir presque squelettique. Suite à la morsure, il s'est vu devenir plus imposant par sa vigueur qu'il n'aurait pu le penser auparavant. On pourrait le plus souvent penser que ce corps s'est fait par le sport, l'acharnement dans le but de mieux protéger celle douce blonde et l'on aurait qu'en partie tort. Il est vrai que même s'il n'avait pas décidé de ce corps qu'il avait vu changer, être sculpté de la sorte et devenir aussi robuste, pourtant vis-à-vis de Gwendolyn, c'était un atout. Qui de mieux placé pour la protéger qu'un être dont le corps lui-même est une arme, un moyen de violence comme de protection. Hélas, il se doit de minimiser au maximum sa puissance pour ne pas de ses muscles athlétiques briser la pauvre colombe entre ses bras. Au final, c'est un atout et un handicap, ce corps.

Toujours présentable et avec un certain goût vestimentaire, vous ne verriez jamais James mal habillé. Même s'il lui arrive de mettre pour diverses raisons des vêtements plus récents, plus spacieux, il n'en reste pas moins élégant. Le plus souvent, vous pourrez le voir vêtu d'une chemise parfois fermée, d'une veste soit bleu, soit bordeaux, soit noir, ainsi qu'un long pantalon et d'étrange chaussure. Elles sont plates du fait qu'il ne veut pas dépasser encore plus sa douce en taille. On peut dénoter tout de même le fait que la plupart des accoutrements du vampire sont d'une époque révolu que seul sa mémoire se rappelle encore. Ne vous étonnez donc pas si vous trouvez qu'il fait comme, hors du temps, c'est tout à fait normal avec James. Une longue chaîne par d'une des boucles de son jean pour finir sur sa poche arrière. Il dit le plus souvent qu'elle n'a aucune utilité, mais il lui arrive de se servir de cette dernière comme projectile sur ses proies. Même s'il ne s'agit que d'une vulgaire chaîne, envoyé par James en plein visage, cela a le don de vite calmer. Il se pourrait que si vous êtes matinal et chanceux, que vous puissiez trouver James vêtu d'un long tee-shirt avachi et d'une multitude de chouchous dans les cheveux, Gwendolyn ne sera pas loin croyez-moi.


   


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L'histoire a forgée un monstre d'élégance et de force. - James Ravenbach

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