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 Ce fut pendant ma chasse qu'il a eut l'audace de vouloir ta peau, dommage qu'il ignore ce que je suis.[PV with Gwendolyn O. Valentyne]

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Co-Fonda' || Attention, ça mord !




MessageSujet: Ce fut pendant ma chasse qu'il a eut l'audace de vouloir ta peau, dommage qu'il ignore ce que je suis.[PV with Gwendolyn O. Valentyne]    Mer 25 Fév - 19:12


Même les lycans peuvent être parfois suicidaire.




▬ play it
Un chasseur carnassier, impitoyable et sanglant voilà ce que tu étais mon cher James. Dressé sur le toit d'une bâtisse assez récente, tu scrutais la rue avec un certain sourire sadique. Aujourd'hui, tu avais une faim de loup ou plutôt de vampire. Tes crocs appelaient le sang et ce dernier était bien abondant sous ton regard ente le feu ardent et le rubis scintillant. Tu avais quitté ta moitié, ton amour, car tu préférais ne pas lui monter ce côté de toi, ou du moins pas dans de telle circonstance. Elle était bien trop précieuse et douce pour que tu lui infliges la vue de ton corps à pleine puissance, de tes crocs ensanglanté et de ton regard aussi effrayant. Si tu devais fuir lâchement pour mieux te nourrir, tu n'hésitais pas à le faire. En contrepartie, il était évident que tu apportais malgré le froid qui régnait sur ta peau et sur ton visage, un amour des plus intenses. Tu n'étais pas un homme romantique en soit, mais tu avais plus de deux cent ans et depuis la première minute de ta seconde vie, tu avais cherché au final une femme comme elle. Au départ, elle n'avait été qu'hypothétique et surtout très fictive. Pour toi, tu ne faisais que suivre les dires d'un monstre qui t'avait rendu aussi immonde que lui. Changeant aussi bien tes humeurs que ton apparence ou ta force physique. Il avait rendu un jeune humain fébrile, craintif et peu battant en une machine à tuer de jour comme de nuit tout simplement. Le vent soufflait dans ses cheveux d'un blanc surnaturel sans troubler un seul instant tes songes. Tu pensais comme bien souvent avant de chasser à elle, à Gwendolyn. Tu te disais bien souvent que tu avais condamné son existence tout en la lui sauvant. Après tout, en la faisant quitter cette torture et ce laboratoire, tu l'avais libéré, mais dans ce monde, elle était clairement perdue. Tu étais son guide, son sauveur, mais aussi le puits de savoir, l'épaule sur laquelle se reposer ou encore le petit copain à qui parler. Il est clair qu'au départ, tu n'assumais pas cette situation, pensant que ce n'était qu'une fausse impression, puis au final des mois cela avait changé. Le preux chevalier d'arrogance, de rage et buveur de sang devenu compagnon, amant et ange gardien malgré lui. À vrai dire, il n'y avait que la dernière chose qui t'avait d'abord brusqué, de devoir la protéger autant, car l'aimer et la soutenir, tu le faisais déjà plus naturellement que tu pouvais le penser. On n'approchait pas Gwendolyn ou rarement en ton absence, car on savait que derrière la colombe se trouvait le fier vampire. Une fierté qui dérangeait clairement, mais tu te fichais bien de leur avis, car ils n'avaient au final pas leur mot à dire face à toi. Soit c'était être dans ton sens, soit en prendre une. Point de diplomatie chez toi et selon toi ce n'était pas plus mal.

Tu continuais d'observer les passant alors que peu à peu, le soleil déclinait dans le ciel avec lassitude. La chasse allait bientôt être ouverte et ton appétit ne faisait que croitre encore plus au fil des minutes. Ce soleil n'allait plus être de la partie et donc te permettre de tuer comme bon te semblait. Tu prenais une cigarette entre tes lèvres, frottais une allumette contre la semelle de ta chaussure et l'amenais incandescente à l'extrémité du bâton de nicotine. Tu fumais et tu savais très bien que Gwendolyn en était consciente même si elle ne comprenait pas tellement ce que pouvait y trouver. Tu possédais encore des poumons, mais on ne pouvait pas dire que le fait qu'il y ait ou non de l'air t'affecterait en quoi que ce soit. Tu recrachais lentement tel un dragon qui soufflerait le soufre de son corps vers le monde, tout en laissant ton regard voguer sur la masse de plus en plus caché par l'obscurité. Étrangement pendant que tu fumais, tu sentais que quelque chose d'imprévu se passerait sans savoir de quoi il pouvait s'agir exactement. Après deux jumelles du mégot qui avait chuté sur les graviers du toit où tu te trouvais, tu sautais enfin du toit avec une dextérité et une agilité qui t'était propre. En te voyant personne n'aurait pu définir ce qui avait fait un tel bon. Il ne s'agissait pas de mouvements de félidé fin et vif, mais plus d'une masse qui retombait avec vitesse, mais maitrise sur le sol en produire d'autre bruit qu'un faible son au contact du sol. Ce n'était pourtant que tes semelles rentrant en contact avec le bitume froid et humide. Tu avais remarqué que pendant pas mal d'heure dans la journée, la pluie n'avait pas cessé jusqu'à laisser sa place à un soleil trop fébrile par le froid pour agir comme il le devait. Pour toi, c'était tout autant un avantage qu'un problème. L'humidité environnante faisait remonter les odeurs de tous les pensants les rendant aussi détectables que visible pour toi. Tu te mettais ensuite à marcher parmi eux comme un assassin caché entre ses prochaines victimes sans éveiller les soupçons. Il y avait bien quelque personne qui te regardait avec étonnement, mais rien de bien alarmant. Tu ne t'arrêtais pas en traversant les rues une à une ayant décelé une odeur qui ne t'informait de rien de bien agréable. Tu savais de mieux en mieux discerner ces créatures aussi fantasmagoriques que toi du peuple humain. Ce n'était pas le soufre d'un démon un peu trop voyant, ni celle presque idyllique et magique d'un éthérée, non, elle avait once de bestialité. En posant dans une petite ruelle, ton poing sur le sol et en fermant les yeux, tu usais de tous tes sens pour mieux comprendre ce que tu sentais. Pendant cet étrange scanner inné chez toi, bien des espèces passèrent dans tes pensées jusqu'à ce qu'une te fasse écarquiller les yeux.

Ce n'était pas une créature innocente et inoffensive, c'était un lycan. Un combat comme dans les légendes ou non, il semblait être près de ton appartement donc près de ta dulcinée. Or s'il y avait bien une chose qui te mettait plus en colère que la faim, c'était bien qu'on veille du mal à Gwendolyn. S'il osait la toucher, ton amour ou pas, tu répandrais son corps dans la pièce ou sur le toit même si elle devait voir ça. Tu allais mettre en péril en un sens le cœur de ta belle, mais c'était après tout, sauver sa vie qui importait. Elle lisait énormément sur toi, ce qui justifiait qu'elle n'ignorait pas ce que tu étais clairement. Un soupir puissant et rauque sortait de ta gorge pendant que d'un bond, tu rejoignais les toits avec presque un air naturel. Tu te mettais à courir avec pas mal de vitesse et d'agilité sans jamais choir et bientôt, tu arrivais vers l'immeuble où tu vivais en amoureux avec la colombe. L'odeur était de plus en plus étouffante et ce fut une masse noire, assez massive et qui se déplaçait vers ta chambre qui t'alarmait. Sans prendre de gant, tu fonçais et d'un coup de pied atterrissait dans le salon en démolissant au passage la table. Tu sentais la griffe de l'homme bête sur tes côtes alors que tes mains tentaient de perforer son œil et de déplacer ta mâchoire. Avec une difficulté sans nom, tu essayais de prévenir ta dulcinée pour ne pas qu'elle meurt. Tu voulais qu'elle se cache, qu'elle t'aide, mais surtout qu'elle se cache. Au moins, tu pourrais mieux la sauver en étant pleinement maître de tes moyens.


« Gwendy ! Réveille-toi et sors d'ici ! ...Raah...Gwendy sort du lit avant que ce truc n'essaye de me transformer en carpette ! »

Tu sentais qu'il prenait légèrement le dessus au point de commencer à te donner de sévères coups de poing sur le visage en ricanant.

« Non, petite hybride, reste ici que je te dévore après avoir tué ton sauveur... »


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MessageSujet: Re: Ce fut pendant ma chasse qu'il a eut l'audace de vouloir ta peau, dommage qu'il ignore ce que je suis.[PV with Gwendolyn O. Valentyne]    Mer 25 Fév - 22:37




J'ai promis...

Tu as peur qu'il te laisse derrière lui, n'est-ce pas ? Ma tendre Gwendolyn, ma mignonnette, ma bien-aimée, celle pour qui j'ai tout donné et pour qui j'aurais aimé donner bien plus encore, tu as peur que ses bras un jour ne tiennent quelqu'un d'autre, que ses yeux ne trouvent plus d'intérêt à se figer dans les tiennes. Tu crains, ma si petite fleur, qu'un jour ton amour ne suffise plus à le tenir près de toi. Et tes grands yeux bleus se chargent parfois de larmes, de ce que tu perds, de ce que tu aimerais gagner sans jamais y parvenir. Ta faiblesse, ma toute belle, c'est bien tout ce que tu as pour toi. Mais ne pleure plus, Gwendolyn, ma Gwendolyn, je veillerais toujours sur toi, d'où je suis, et je prendrais toujours tout ce qu'il ne prendra pas. Parce qu'il n'y a que toi pour moi, parce que tu es ma colombe, mon âme-sœur. Et que je serais toujours en partie avec toi, dormant à l'intérieur de ton cœur qui se serre quelques fois.

______________________________________________

Au milieu des draps de longs cheveux blonds paressaient. Et une silhouette, frêle, roulée en boule, s'était offerte aux bras de Morphée sans la moindre crainte. Épuisée d'une longue journée à courir après James, à jouer çà et là, à lire et découvrir encore et encore ce monde, Gwendolyn avait finalement cédé au sommeil. Le vampire, qui était resté avec elle jusqu'à ce que ses paupières d'enfants se closent sur leur lourdeur, n'était désormais plus dans l'appartement, mais qu'en savait-elle ? Absolument rien. Voguant entre les nuages, entre les souvenirs, la colombe se remémorait les sourires d'Emil qui hantait ses nuits, illuminant son être si fragile d'une lueur de mélancolie. Son visage de poupon, si rondouillard, si fin pourtant dans ses traits, trahissait cette suite d'images merveilles sous les voiles opaques de ses paupières. Elle souriait, parfois, si timidement, mais avec tant de franchise, ouvrant grands ses bras vers ce passé qu'elle tentait d'attraper, vers ces images floues comme la neige tombant dans une télé.

Il l'avait délivrée, elle l'oiseau dans sa cage, elle qui savait qu'elle avait été retiré à sa nature peu après sa naissance. Les hybrides comme elle, elle l'avait déjà lu dans un livre entre deux pages sur les créatures de ce monde, ne pouvaient être ainsi que par modifications ou nature. Hors, Gwendolyn n'ignorait pas que les cicatrices dans son dos, et son incapacité à voler, clamaient clairement qu'elle n'était pas née ainsi. James ne semblait pas s'en offusquer, l'acceptant ainsi, mais il n'était pas rare qu'elle tremble à l'idée de partir avant lui. Les hybrides non-natifs étaient fragiles, faibles, ils n'étaient bons qu'à choisir un protecteur pour tenter de rendre leur courte vie paisible jusqu'à la fin. Était-ce ce qu'elle faisait ? Utilisait-elle James pour veiller à ce que son existence reste calme jusqu'à son dernier souffle ? Non, c'était impossible. Elle l'aimait, après tout ! Plus que quiconque au monde, bien plus encore que sa propre vie.

Gwendolyn, tu l'aimes donc plus que tu ne m'aimes ? Tu chéris plus ses instants que les miens ? Est-ce parce qu'il est encore vivant, parce qu'il te regarde, parce qu'il t'embrasse ? Tu ignores combien tu me peines...

Bientôt, elle ouvrit les yeux. Et, en se redressant dans le tissu lisse et doux, elle se mit à frotter de ses petits poings fermés sur ses paupières, tentant de se réveiller plus clairement. Un bruit sec traversa l'appartement d'un bout à l'autre presque et, apeurée, la petite se recroquevilla dans les draps. Quelque chose venait de se briser un peu plus loin dans un bruit sec de bois fendant sous un lourd poids. Était-ce James qui faisait tout ce raffut ? Non, bien évidemment. Même si le vampire avait la mauvaise manie de rentrer plus couramment par les fenêtres que par la porte, il n'avait jamais rien cassé ainsi, sachant sans le moindre doute où il allait atterrir. Et bientôt, depuis le salon lui semblait-il, la voix de James retentit, profonde, presque comme rauque. Gwen, en un instant, su qu'il avait encore fumer, même si elle ne savait absolument pas ce qui, dans ces espèces de rouleaux étranges, pouvait donner à James une voix si "différente" d'à l'accoutumé.

« Gwendy ! Réveille-toi et sors d'ici ! ...Raah...Gwendy sort du lit avant que ce truc n'essaye de me transformer en carpette ! »

Des bruits de heurts firent encore écho et bientôt ce fut la voix de quelqu'un d'autre qui lui parvint aux oreilles. Qui était-il ? Que leur voulait-il ? Elle n'était qu'une stupide petite hybride ! Les scientifiques ne devaient probablement même plus être à sa recherche, désormais ! Elle devait être vue comme morte depuis longtemps maintenant !

« Non, petite hybride, reste ici que je te dévore après avoir tué ton sauveur... »

Dévore ? Il était donc lui aussi un vampire ? Pourquoi se battaient-ils donc ? En sortant du lit, tentant de ne pas s'emmêler les pieds dans la couverture, ce qu'elle fit tout de même avant de tomber lourdement sur le sol en pleurant, elle se souvint d'une parole de James. Les vampires n'étaient pas souvent alliés entre eux. Ils étaient solitaires, n'aimaient que rarement leurs confrères. Ses ailes se mirent à battre dans son dos, agitées par la force de désespoir semblait-il, lui laissant sentir que le liquide rouge de la vie devait encore glisser contre sa peau. Elle ne pouvait pas se soulever ainsi. Et, en parvenant finalement à se délivrer de la couverture, elle courut comme elle le pu, embêtée par le t-shirt trop large de James qui glissait de ses épaules, se cacher dans un coin de la chambre. Les bruits de coups se poursuivaient encore et, fondant en larmes, l'hybride se maudissait de ne pas pouvoir aider celui qu'elle aimait. Elle prit donc son courage à deux mains et déglutit amèrement. Elle pouvait l'aider. Elle devait l'aider.

La frêle demoiselle courut donc jusqu'à la salle de bain, tirant tiroir après tiroir pour en sortir une paire de ciseaux, priant pour pouvoir en faire quelque chose. L'objet tenant avec difficulté entre ses mains tremblantes de tant de peur, elle rejoignit aussi vite que possible le salon pour y découvrir une monstrueuse bête. Couverte d'un amas de poils noirs, si semblable à un loup massif, cette créature était, et elle le savait, un lycanthrope, mieux connu sous le nom de loup-garou. Et cette créature bestiale était pratiquement indestructible pour elle. James pourrait le mordre et donc ainsi le tuer, mais il se mettrait lui-même dans un grave danger s'il venait à avaler de son sang.

Il... Il risquait à tout moment de mourir... Une rage aveugle s'empara du petit corps de l'hybride qui, dans le flot de ses larmes, grimpa sur une table non loin pour tenter de se rapprocher du plafond. Pas moyen, elle était bien trop petite. Et elle finirait par être bien trop proche du combat qui faisait rage à quelques pas d'elle seulement. Tant pis pour elle. Si elle devait toucher sa fin ainsi, elle le ferait. Son cœur éclatant dans sa poitrine chétive, elle s'élança dans un saut pour finalement battre des ailes de façon bien anarchique. Sans réellement comprendre comment elle avait pu faire ça, elle parvint jusqu'au lustre suspendu au plafond et, en criant à James de lever la tête, elle en coupa le câble de son mieux.

Ma chérie, ce sentiment qui naît en toi, que tu ne contrôles pas, qui t'effraie mais te donne tant de force, qui peut te faire vivre si longtemps comme mourir si vite, t'apportera-t-il chance aujourd'hui, où t'amènera-t-il à moi ?





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MessageSujet: Re: Ce fut pendant ma chasse qu'il a eut l'audace de vouloir ta peau, dommage qu'il ignore ce que je suis.[PV with Gwendolyn O. Valentyne]    Ven 27 Fév - 18:30


Voici mon vrai visage, my dear.




▬ play it
Chacun des coups que tu recevais ne faisait qu'accroitre la rage qui montait peu à peu dans ton corps. Entre son rire, ce qu'il avait dit à Gwendolyn et la douleur, c'était bien trop pour ta patience pourtant si étonnante. Toi qui étais capable d'attendre des heures, voire de revenir plusieurs jours de suite au même endroit pour atteindre ta proie. Tu n'avais rien à envier aux prédateurs les plus patients du monde, vu qu'en un sens, tu étais leur égal indirect. Pas un animal n'aurait pu réfuter le fait que tu savais à merveille chasser comme un loup ou un aigle. Tu n'avais pas de griffe ni d'aile, mais tes réflexes aussi bien que tes capacités physiques savaient être suffisantes. Qui aurait pu nier que même pousser dans tes derniers retranchements, tu savais encore faire preuve d'une retenue presque religieuse. À vrai dire, c'est ce qui amenait bien souvent l'étonnement chez tes interlocuteurs éventuels. Une machine à tuer, capable de vous briser le corps comme un fétu de paille, buveur de sang et chasseur nocturne, qui savait se faire presque civilisé. Tu ne précisais que rarement que si tu avais acquis cette capacité, c'était bien grâce aux deux siècles que tu avais déjà vécus. Une éternité pour beaucoup, une infime partie de ton existence pour toi.

Les griffes acérées de la créature que tu affrontais te sortaient de tes étranges songes, mais ce fut surtout la voix aigüe et apeurée de Gwendolyn qui te fit reprendre le contrôle des choses. Tu levais la tête en voyant alors le lustre tomber et avec dureté, tu assenais un coup net dans le plexus du lycan en te poussant du mieux possible. Tu voyais alors l'objet de verre et d'électricité, qui rendait votre nid douillet plus illuminé, tomber avec fracas sur le dos de ton ennemi. Le choc le faisait alors émettre un son entre la plainte et la rage bestiale, ce qui n'annonçait rien de bien selon toi. Tu avais vu juste, car en se retournait difficilement, il se tournait vers ta colombe en levant le visage vers le plafond. Tu pouvais voir d'où tu étais qu'il affichait un sourire carnassier perlé de douleur. Il allait sans aucun doute vouloir passer ses nerfs sur elle, enfin, c'est ce qu'il pensait clairement. Tu n'allais clairement pas laisser qui que ce soit faire cela. Ainsi en te tenant les cotes, grognant de plus en plus tu quittais le sol pour te remettre sur tes jambes. Ton adversaire aussi implacable que possible reposait son attention une nouvelle fois sur toi en se jetant à ton cou. Avait-il calculé ou non la distance, et vos forces respectives ? Tu te disais que non, car bientôt en voyant ses crocs de loup-garou s'abattre non loin de ta gorge, tu frappais sèchement dans son sternum dans un crac sonore. Il grimaçait en reculant et sous les yeux de ta douce, tu changeais clairement de façon d'être. Tu risquais ton couple, mais tu ne pouvais pas laisser les choses continuer encore longtemps. Deux guerres n'avaient pas pu te tuer, ce ne serait pas un pathétique et lâche lycan qui le ferait aujourd'hui.

Ton regard avait changé comme transcendé par une onde différente et bien plus impitoyable. Tes iris le plus souvent rubis et brillant étaient devenus sous la colère bien plus noire. Ils avaient gardé leur couleur d'origine, mais sous la soif de sang, de combat et le fait qu'il avait manqué de respect à Gwendolyn, tu n'allais pas le laisser vivre jusqu'à demain. Sous le regard sans nul doute de ta belle, tu le provoquais d'un étrange sourire parsemé de tes dents de vampire pointues et puissantes. Ce qui t'amusait partiellement, c'était de voir qu'il répondait à ton défi, en attaquant de nouveau. Comme si la balance avait changé de sens, comme si tu avais repris le contrôle des choses, tu répondais à ses coups. Chaque fois que les poings du lycan s'abattaient sur toi, tu les contrais pour mieux riposter. Peu à peu, tu le faisais reculer jusqu'à la table la plus proche. Dans un élan de médiocrité et de stupidité, il sautait vers Gwendolyn sans se rappeler qu'il n'avait pas affaire à un petit oiseau et un gentil chiot. Face à lui se trouvait une hybride colombe et un vampire. Avant même que ses mains ne frôlent les cheveux de ta douce, tu rencontrais sa pommette avec ton poing le faisant redescendre bien vite avec agressivité. Tu retombais sur tes pieds alors qu'il écrasait sur la table. Il se mettait à trembler sous ton regard, grossissant légèrement, mais avant même qu'il ne tente quoi que ce soit tu serrais sa gorge peu à peu. Au fil des secondes que tu compressais clairement sa trachée et empêchais l'air d'y passer, tu le sentais de plus en plus fébrile. Avant son dernier souffle, tu te montrais dur et méchant.


« Pour ce que tu as fait, pour avoir osé t'attaquer à ma douce Gwendolyn stupide cabot, tu vas crever... »

Quelque mot et voilà que tu ne lui brisais pas simplement la nuque, non, tu séparais sa tête du reste de son corps avec force. D'un simple geste de ton talon, tu ouvrais la fenêtre et jetais de façon désintéressée sa boite crânienne puis tu poussais le reste par-dessus le balcon de votre appartement. À cet instant, les détails sanglants n'étaient pas ta priorité, surtout en sachant qu'avant de toucher le sol se serait des morceaux d'humain. Non, tu n'avais pas en horreur ces être dont tu avais après tout-fait partie de ta naissance à ta transformation, mais tu savais l'histoire des lycans surtout. Tu refermais d'un geste presque las la porte-fenêtre et te tournais vers Gwendolyn. Ton visage avait maintenant des traits tirés, tes muscles s'étaient tendus quant à ton apparence, elle ne laissait que peu de joie à vrai dire. Tu venais de te montrer à la femme que tu aimais tel que tu étais en temps de chasse, de soif de sang et de brutalité. Tu avançais de quelque pas en te laissait bientôt choir contre le mur en glissant contre ce dernier de ton dos pour finir assis. Tu te mettais à faire peut-être la chose la plus étonnante qu'on aurait pu te voir faire. Toi James Ravenbach, vampire de ton état devenu le doyen d'Eden, tu pleurais. Ce n'était pas des larmes de crocodile futile, ni des larmes de joie, mais bien de douleur. Les mots qui quittèrent tes lèvres pour aller vers l'ouïe de ta moitié furent douloureux pour toi.

« Voilà Gwendolyn... Voilà ce dont tu es amoureuse... Amoureuse d'un tueur sanguinaire, violent, sans aucun pitié ni frontière. Je suis un monstre... Qui décimes chaque année bien des gens... Pour... Pour la simple raison de devoir me nourrir... Je ne me sens pas fier face à toi, au point d'avoir honte de ma propre nature...Aujourd'hui, on peut dire qu'une atrocité en à tuer une autre, même si je ne m'en féliciterais pas. Je t'ai sauvé toi ma colombe, mais j'ai tué sans aucune retenue... Hun, il faut croire que plus de deux cents ans ne changent pas quelqu'un... »

Tu semblais entre la colère, le désespoir et l'envie de te blâmer d'être un vampire. Tu avais été rendu ainsi, tu n'avais pas choisi cette situation et depuis deux siècles, tu avais dû faire avec. T'en voulais-tu d'avoir conquis le cœur d'une demoiselle selon toi méritait de la douceur et non un compagnon puissant et tueur ? Oui, mais tu connais ta douce, même cela n'allait pas l'empêcher de t'aimer depuis le temps.


© Failara


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MessageSujet: Re: Ce fut pendant ma chasse qu'il a eut l'audace de vouloir ta peau, dommage qu'il ignore ce que je suis.[PV with Gwendolyn O. Valentyne]    Sam 28 Fév - 18:28




Le sang. Le froid. La peur.

Que restait-il à sauver ? Que pouvait-elle encore tenter de saisir ? Ses mains tremblantes ne savaient pas même tenir son cœur. Et celui-ci, battant aussi frénétiquement de les ailes d'un oiseau à peine mit en cage, tentait désespérément de crier cette panique qui le saisissait. Alors qu'elle retombait sur le sol froid, plat, si dur, Gwendolyn observait ce changement si significatif chez James. Ses fins yeux rubis avaient fondus dans une couleur sombre, diabolique, comme si une toute autre âme, une toute autre entité avait prit le contrôle de son corps. Et pourtant, elle savait qu'il n'y avait que lui à provoquer ses actions. Il n'y avait que lui dans ce corps si massif comparé au sien. Bien que relativement grand et fin, James n'en était pas moins un monstre, une machine à tuer. James n'en était pas moins un vampire. Mais était-elle réellement en position de le blâmer ? Elle avait bondit, autant qu'elle avait pu pour pouvoir couper l'accroche du lustre qui, lourdement, était tombé sur le lycanthrope qui avait relâché avec hargne un son douloureux. Elle venait de lui faire du mal...

En titubant sur place, les yeux écarquillés desquels débordaient des flots de larmes insupportables, elle se mit à trembler avec violence. Son corps tout entier ne réagissait plus normalement. Et sa vue secouée, elle lâchait finalement le paire de ciseaux qui retombait sur le sol dans un léger son de tintement. Elle lui avait fait du mal... Elle avait voulu... Elle avait tant voulu... La douleur déchirante dans son dos n'existait plus, ses ailes qui saignaient des marées rougeâtres qui dégoulinaient contre sa peau ne l'atteignaient plus. Le vampire se releva, ses mains tenant des côtes qui devaient être souffrantes et grogna comme une bête. Il allait de nouveau s'en prendre a cet inconnu. Gwendolyn tenta de s'extirper de cette torpeur de ses membres mais n'y parvint pas et, alors que la créature velue se jetait sur son bien-aimé, tout crocs dehors dans l'espace de lui arracher la gorge, le vampire lui asséna un autre coup sec. Le lycan recula, dans la douleur, et elle le regardait. Qu'avait-il pu leur vouloir ? Pourquoi était-il venu ? Que lui ferait donc James ? Elle reprit de trembler avec violence. Il allait mourir. James ne laisserait pas passer une once de danger planant aux dessus de sa tête blonde et, dans un cri, étouffé entièrement par sa gorge, elle tombait à genoux sur le sol.

Un sourire carnassier, provocateur, se glissa sur les lèvres du bicentenaire, sourire que ne supporte pas la bête aveuglée par la rage. Il fonça dans la gueule du loup, lui-même qui en était un face à un vampire, et bientôt la lutte fut plus acharnée encore. Chaque coup que le lycanthrope assénait à James se voyait rendu, la réponse à sa violence n'était qu'une violence encore plus grande. Et, immobile, bien que ses membres tremblent encore dans des sortes de mouvements convulsifs, Gwendolyn observait, impuissante, cette scène d'atrocité. Ses grands yeux bleus, qui ne parvenaient plus que douloureusement à cligner, restaient figés sur ce combat de titans. Plus les minutes passaient, plus le monstre reculait, dominé par la force enragée d'un vampire qui protégeait son territoire. Un territoire qui, bientôt, fut à nouveau en danger. La bête bondit vers elle et, sans être capable de bouger, terrorisée, elle observa cette gueule grande ouverte vers elle, prête à déchirer tout ce qui composait son corps. Les griffes parvinrent jusqu'à proximité de son visage et, priant pour s'évanouir pour la première fois de sa vie, Gwendolyn craignait le pire. James pourrait-il vivre sans elle ? La réponse, à ses yeux, était toute évidente. Son immortalité choisirait pour lui. Mais elle, pouvait-elle vivre sans lui ? Son esprit se mit à fonctionner à toutes machines et, alors qu'elle ne demandait si son esprit pourrait encore veiller sur celui qui donnait une raison de battre à son cœur malgré sa fatigue, le poing du-dit vampire s'écrasa contre la joue de la bête. Il retombait à distance "raisonnable" contre la table par laquelle la colombe avait prit de l'élan. Celle-ci, sous son poids, éclata, semant des débris de bois jusqu'aux différents murs de la pièce.

Bien qu'elle ne vit pas son expression, Gwendolyn aurait juré que cet énorme animal se rendait. Ou peut-être agonisait-il "simplement". La silhouette de James se pencha et, bientôt il entoura la gorge de la bête. Celle-ci s'agita, longtemps, avant que ses muscles ne se rendent et, semblant même de loin si vide, il perdit son souffle, celui-ci cessant de rouler dans l'air avec force. Il mourrait. La voix du vampire ne sut pas tirer l'expérience de son traumatisme et, bien qu'elle l'entendit au loin, comme un cri que l'on entend sous l'eau, atténué par les ondes, elle ne parvint pas à discerner ses mots. Que disait-il ? Que faisait-il ? Pourquoi faisait-il cela ? Avant qu'elle n'ai le temps de trouver une explication, un son sec, brusque, de brisure lui parvint aux oreilles, aussi clair que le soufflement du vent. Quelque chose dans la gorge du lycanthrope venait d'être démolit. Et, alors qu'elle écarquillait encore les yeux, la colombe assista à une exécution. S'étirant, la peau de la gorge de la créature, bien que couverte de poils à la couleur du charbon, finit par avoir une longueur irréelle. Et bientôt, elle céda, sa tête se décrochant du reste. Un flot écarlate éclaboussa et, alors que le liquide se rependait sur le sol, sur certains débris, les teignant avec une lenteur presque malsaine, Gwendolyn se remémora cette autre fin à laquelle elle avait assisté.

Tu vois ce qu'il est, ma toute belle Gwendolyn ! Tu vois la monstruosité que tu aimes, quand nous sommes humaines de naissance, quand nous sommes de ce peuple si saint ! Même avec tes aîles, même avec ton passé, je t'ai offert ma liberté, je t'ai offert mon passé, mon futur. Et qu'en fais-tu ?! Tu te jettes dans les bras d'une atrocité. Gwendolyn... Ma Gwendolyn, quand comprendras-tu qu'il finira par te tuer...?

Le corps, bientôt, fut lancé à la suite de la tête par-dessus la barrière du balcon. Et la porte-fenêtre refermée par James d'un geste lent, épuisé et découragé. Mais comment oublier ? Comment ne pas se souvenir encore de ce combat si féroce, si brutal ? Le sang répandu dans l'appartement, les meubles brisés, ce lustre qui avait éclaté et qui avait laissé çà et là des bouts de verre, tout cela lui rappelait que quelqu'un avait été tué ici. Son esprit tentait de s'échapper de cette situation, de se barricader entre des murs invisibles, mais ses yeux restaient figés. Son corps tremblait encore violemment, visiblement infatigable de cette secousse qu'il s'imposait, mais elle ne parvenait pas à s'en défaire aussi simplement que lors des atrocités qu'elle avait subies au laboratoire. Non, elle n'était pas victime cette fois-ci. Elle n'était pas non plus simple spectatrice. Elle avait tenté de... Elle avait voulu... James se laissa choir, lourdement, s'adossant à un mur comme s'il ne parvenait plus à soutenir son propre poids. Et bientôt, elle pu observer des larmes couler le longs de ses joues. Sa voix, lourde elle aussi, pesante, blessée, lui parvint alors jusqu'aux oreilles, sans le bourdonnement incessant de cette peur qui la hantait.

« Voilà Gwendolyn... Voilà ce dont tu es amoureuse... Amoureuse d'un tueur sanguinaire, violent, sans aucune pitié ni frontière. Je suis un monstre... Qui décime chaque année bien des gens... Pour... Pour la simple raison de devoir me nourrir... Je ne me sens pas fier face à toi, au point d'avoir honte de ma propre nature...Aujourd'hui, on peut dire qu'une atrocité en à tuer une autre, même si je ne m'en féliciterais pas. Je t'ai sauvé toi ma colombe, mais j'ai tué sans aucune retenue... Hun, il faut croire que plus de deux cents ans ne changent pas quelqu'un... »

Que pouvait-elle faire...? Que pouvait-elle dire...? Il fallait qu'elle bouge. Elle ne pouvait pas juste rester là. Le monde ne s'arrêterait pas de tourner. Mais son corps refusait de bouger. Il refusait avec force de lui obéir et de la soulever. Elle tenta, la douleur se réveillant comme une gifle en travers de la figure, de battre des ailes, mais celles-ci ne firent que s'agiter dans son dos sans même la décoller du sol de cinq centimètres. C'était peine perdue. Mais James pleurait... En se laissant tomber en avant, Gwendolyn posa les mains entre les débris de bois et de verre et grimaça avec douleur pour faire avancer l'un de ses genoux. Il fallait qu'elle bouge ! Qui aimait-elle plus que lui ? Pour qui survivait-elle quand son corps lui arrachait le souffle ? Pour qui avait-elle eu la force de mettre une vie en danger ? Elle avança encore, si petit à petit, son corps tremblant si fort encore qu'elle manqua de tomber sur le côté sur le sol. Il avait tué pour elle. Pour qu'elle ne soit pas en danger. Ses yeux, ses crocs, tout avaient était dévoilés, cette rage, cette puissance si connue aux vampires. Il avait dû craindre de la perdre, devant encore être terrassée par cette peur de la voir partir. Mais où irait-elle ? Qui avait-elle ? James était le seul à ne pas l'avoir abandonnée.

Si difficilement, elle progressa encore, pleurant aussi bien du choc qui résonnait encore en elle que des débris de verre et de bois qu'elle prenait parfois au sein de sa peau bien maladroitement. C'était douloureux. Mais cette douleur la ramenait chaque fois à la réalité quand son esprit tentait de la fuir. Il avait souffert, il s'était battu, il avait mit sa propre vie en danger. Elle pouvait le faire elle aussi, souffrir, se battre même si certainement contre elle-même pour sa part. Elle aurait pu tout risquer pour lui. Parce qu'il était la seule personne qu'elle pouvait encore perdre. En soulevant ses bras, difficilement, penchant sur le côté, elle les passa vivement autour de ce qu'elle pouvait attraper du vampire, effrayée de tomber sur le sol avant. En le serrant, du si peu de force qu'elle possédait, elle pleurait encore à torrents quand le sang dans son dos refusait de s'arrêter pour ses ailes qui bougeaient encore quelque peu. Elle l'aimait. Plus que tout au monde, plus que tout ce qu'elle ignorait encore. Plus que tout ce qu'elle savait déjà. Sa voix, brisée, cette voix d'enfant qui répondait si bien à ce visage fragile qui était le sien, tenta une première fois de s'extirper de sa gorge mais il n'en sortit que de faibles notes éparpillées et anarchiques. Encore un effort Gwendolyn, juste un effort...

« J-Je... J-Je n'ai... J-...Je n'ai p-pas peur d-de toi... »





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MessageSujet: Re: Ce fut pendant ma chasse qu'il a eut l'audace de vouloir ta peau, dommage qu'il ignore ce que je suis.[PV with Gwendolyn O. Valentyne]    Lun 2 Mar - 19:33


Je veux la voir vivre comme une belle colombe.




▬ play it
Tu restais contre le mur dans un air bien penaud et si peu avenant. Il fallait dire que le lycan t'en avais fait voir des vertes et des pas mures. Il avait su viser juste et depuis le temps que tu te battais, il était peut-être un des seuls a t'avait quelque peu mis en déroute. Tu te rappelais alors de cette immense créature de Frankenstein défendant sans doute son créateur et qui avait mis bien des minutes à subir tes assauts sans ciller. C'était en tentant le tout pour le tout que tu avais terminé ta course avec lui dans la salle où se trouvait la douce colombe. Tu osais à peine la regarder, même si tu devinais qu'au final même si elle devait avoir peur ou du moins être totalement perdu dans ce chaos, c'était bien ton regard dont elle avait besoin. Tu avais si honte, même si tu l'avais sauvé. Après tout, toi le vampire chasseur et impitoyable, tu venais de te découvrir devant ta bienaimée. Tu n'avais pas simplement montré tes capacités, ta puissance à Gwendolyn. Non, tu venais de lui offrir la vue de ce que tu pouvais être vraiment en pleine rage. Après tout, tu n'aurais pas pu cacher indéfiniment à ses yeux ce qui vivait dans tes cellules, cet instant de carnassier qu'on ne pouvait que difficilement arrêter. Tu savais faire autant preuve de rage que de civilité, même si pour le cas de la bête qui avait voulu la mort de ta belle, la courtoisie avait été mise de côté bien rapidement.

Tu gémissais légèrement en remontant lentement tes jambes vers ton corps, mais c'était bien trop et finalement, elle retournait tendues sur le sol. Tu portais lentement ta main vers les boutons de ta chemise et en regardant un instant la nuit glaciale et la pluie battante, tu les retirais. Au fur et à mesure que tu détachais les entraves sur le tissu qui cachait ton torse sec, tu laissais y voit bien des ecchymoses. Si on t'avait vu, à l'instant, même, on aurait pu croire qu'un véritable bulldozer t'était passé dessus. En un sens, ce n'était pas totalement faux, étant donné que tu avais clairement pris cher pendant cet affrontement. Il n'était peut-être pas le plus grand et puissant lycan que tu avais pu affronter ou voir, mais il s'était montré coriace et vif. Tu grimaçais en ôtant alors ta chemise de ton corps. Un bras puis le second non sans quelques craquements sonores et des grognements de ta part. Tu avais un mal de chien, mais tu savais que cela allait guérir. Hélas à cause de ta nature, la réparation serait assez irrégulière au final. Tu étais un peu ce Logan ou Wolverine pour les fans, qui survivait à des blessures qui en auraient tué plus d'une. Tout comme lui, tu n'étais pas immortel, juste bien plus résistant et sans squelette en adamantium également.

Tu aurais donné bien des choses pour que la douleur passe plus vite, pour mieux ensuite aidé ta colombe. Tu avais tourné la tête après avoir retiré ton vêtement et tu avais pu avoir un mélange de peur, de souffrance et de besoin de réconfort. Rien que tendre ton bras t'avait demandé plus d'effort que jamais et cela t'enrageait. Tu devinais qu'extérieurement, tu donnais l'impression d'être distant avec elle, de ne pas réagir à sa détresse alors qu'en fait, c'était tout le contraire. Tu peinais toujours autant à bouger et peu à peu, tu la voyais se diriger vers toi. Le bruit des morceaux de bois dans sa chair, son visage apeuré, prête à fondre en larmes et totalement paniqué te fendais le cœur. Oui, il avait beau ne plus te servir vraiment tout comme tes poumons, il avait été une des seules zones de ton cœur qui fonctionnait encore sans que tu y comprennes la raison. Selon toi, il avait repris son court quand tu t'étais amouraché de cette jeune demoiselle. Tu lui avais indirectement forcé la main et l'avait rendu amoureuse de toi sans même y faire quelque chose. Une partie de toi se disait que loin de toi, avec une personne de son âge et surtout qui pouvait la comprendre, elle aurait été mieux, mais tu chassais bien vite cette pensée. Tu ne pas l'idée stupide, mais tu savais que comme toi, elle était attachée à la personne qui avait changé sa vie. Si tu n'avais pas pu te séparer d'elle un seul instant, tu devinais qu'elle ne pouvait pas plus le faire de son côté. Vous étiez lié depuis déjà une année ou un fragment de seconde pour toi, mais même si infime, il était bien plus précieux que tes deux cents ans. Tu savais que si tu avais expliqué à bien des gens, ils t'auraient regardé en se demandant où était le vampire. Tu ne t'étais pas ramolli à ses cotes, tu n'avais pas humanisé ton corps, tu l'aimais tout simplement.

Tu la voyais pleurer en continuant son chemin à travers le sens, les tessons et le bois brisé. Tu savais qu'elle souffrait, tu sentais son sang se mêlaient sur le sol à celui de la bête, mais tu étais en partie rassuré. As de la voir désespéré, terrorisé, mais de savoir que son sang ne serait pas souillé par celui de l'immonde créature que tu avais décapité. Tu avais encore son changement d'humeur dans ton regard alors que tu prenais le dessus et que tu lui avais ôté la vie. Tu soupirais et bientôt, tu sentais que ta Gwendolyn était enfin arrivée de toutes ses petites forces, le dos en sang contre toi. Elle n'avait à vrai dire saisi que faiblement ton bras, aussi avais-tu bougé le reste de ton corps pour la coller à toi. Oui, tu avais mal, oui, tu étais blessé, mais ce n'était pas des côtes cassées, plusieurs phalanges en miettes qui allait t'empêcher de la tenir dans tes bras. Tu posais un regard sur elle sans aucune méchanceté, haine ou violence. Tu avais de la peine pour cette petite perle qui avait animé en toi un sentiment que tu avais cru disparaitre en même temps que ton humanité. Tu l'aimais très clairement. Ce n'était pas une amourette, ni une passade dans les deux siècles de ton existence. Tu aurais pu traverser la ville, faire les pires atrocités comme il y a encore peu de temps rien que pour ses yeux. Tu ne l'aurais sans pas doute avoué, mais tu en étais fou amoureux. Oui, cela cassait ton image d'homme imperturbable, puissant et horrible, mais tu l'aimais et personne ne contredirais cela. Elle avait scellé la partie tendre pour ne l'avoir que pour elle sans forcément y faire quelque chose. Te voir avec elle et avec les autres avaient de quoi étonné plus d'un. Entre l'homme des plus réconfortants, protecteurs et le tueur sanglant, effrayant, il y avait un véritable viaduc de sentiment. Tu levais difficilement ta main pour la poser sur ta joue alors que tu pouvais la voir. Elle pleurait, mais tu devinais qu'elle prendrait tout son courage pour te dire ce qu'elle avait envie de te dire.

« J-Je... J-Je n'ai... J-...Je n'ai p-pas peur d-de toi... »

Tu aurais pu douter de cette phrase si elle avait été prononcée par n'importe qui d'autre que Gwendolyn. Pourtant, ces mots étaient bien les siens et en un sens, ils te rassuraient. Tu savais que les tremblements qu'elle avait maintenant était plutôt dû à la douleur qu'a la peur de ce qu'elle avait pu voir auparavant. Tu caressais encore un moment sa joue avant de grimacer pour te lever. Tu étais clairement dans un état avancé de souffrance et d'os cassé, mais tu trouvais encore la puissance de la porter vers la salle de bains. Tes pas étaient lourd, las et on sentait bien que toute cette agitation avait puisé dans tes ressources. Tu étais, après tout, un vampire, pas une pile sur pattes. Toi aussi, tu avais bien le droit d'avoir la fatigue et devoir te reposer un minimum. Et même si le plus souvent ce n'était qu'un sommeil mental, pour ne pas baisser ta garde, tu savais mettre de côté la chasse et les combats. La colombe était la seule à faire cela et ce n'était pas si grave que ça pour toi. Elle avait ce droit sur toi. Tout autant que de te demander bien souvent des choses tantôt futiles et d'autre fois plus réfléchi. Elle lisait et bien souvent, tu la surprenais à rougir en voyant que tu lavais regardé faire, l'épaule appuyée sur le coin de la porte à sourire. Pas un sourire de prédateur, mais de petit copain. Bon ok, un petit copain tueur, vampire et très imprévisible, mais petit copain quand même.

Tu te laissais choir lentement sur les toilettes et prenait ce que tu pouvais dans l'armoire de votre salle de bains. Lentement, tes mains devenues violettes par les coups, soulevèrent calmement le haut de Gwendolyn. Avec une attention des plus tendre et une patience de chirurgien, tu soignais les deux plaies de son dos avant d'appliquer une légèrement compresse. Tu l'entourais ensuite d'une longue serviette et apposais tes lèvres après avoir grogné à cause d'un bruit au niveau de tes côtes. Tu lui offrais comme une dose d'amour, de tendresse et de paix après une bataille bien trop sanglante pour tous. Tu étais exténué, blessé, mais tu sentais que ton corps commençait son travail sans relâche. Après une bonne minute à lui donner maints baisers, tu la fixais longuement. Elle avait dû dormir une bonne partie de la journée et voilà que tu l'avais réveillé durement. En un sens, si tu ne l'avais pas fait, elle n'aurait peut-être pas pu t'aider. Elle t'avait,elle aussi sauvé en attaquant la bête de poil et de bestialité en forçant sur son courage. Tu lui caressais les cheveux sans perdre de vue son regard et tu prenais un peu de courage pour ce que tu allais dire.


« Je vois ça que tu n'as pas peur ma chérie. Je suis désolé de ce que tu as pu voir. Je ne savais au final pas quand je pouvais te montrer cela. Il a fallu que ce soit quand ton t'attaques, chose déplorable. J'ai soigné du mieux possible ta plaie, alors ne force pas sur tes ailes et cale toi contre moi. Je crois que tous les deux ont a bien eu le droit de souffler après tout ce chaos. Quand je pourrais bouger de nouveau correctement, je vais nettoyer et réparer ce que j'ai cassé. Je me doute que tu ne vas pas me laisser faire, mais ça fait partie de toi ça. Même en face d'un vampire bicentenaire, qui tue pour combler sa soif, qui est imposant, tu sais encore être attention et vouloir que je ne force pas trop. Je ne dois avouer que je ne te le dis peut être pas souvent, mais Gwendolyn Orion Valentyne, je t'aime, moi ton James, Ton vampire.»


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MessageSujet: Re: Ce fut pendant ma chasse qu'il a eut l'audace de vouloir ta peau, dommage qu'il ignore ce que je suis.[PV with Gwendolyn O. Valentyne]    Ven 13 Mar - 13:08




Tes yeux sont mon ciel.

Toutes ses peurs avaient un lien avec James. Désormais, parce qu'elle était seule au monde avec lui, parce qu'il était le seul à encore exister pour elle, il était tout ce qu'elle craignait de perdre. Frêle, petite, si fragile, elle n'était rien d'autre qu'un boulet à ses chevilles, un poids dont même un vampire devait être lassé. C'était là ce que pensait Gwendolyn, terrifiée. Que ferait-elle sans lui ? Elle ne savait pas exister, c'était à peine si elle savait marcher. James était celui qui lui donnait la force de se tenir droite, de sourire, de rire, il avait même dans son calme et son froid, toujours quelque chose de douillet et réconfortant pour elle. Chaque sursaut avait pour réponse une étreinte. Et il était le seul à veiller sur son sommeil, à rester à son chevet lorsqu'elle tombait malade. Peut-être craignait-il qu'elle s'en aille, elle aussi ? Peut-être partageait-il cette peur, finalement...?

Blottie au creux de ses bras, tremblante, le coeur battant comme un tambour de guerre, elle se laissait rassurer par son étreinte. Elle l'aimait, et bien qu'elle passe souvent de longs moments de ses journées à le lui dire, elle savait que ce n'était pas encore assez. Ce vampire, cet être que tous pourraient trouver si abominable, si effrayant, était son ange gardien. Jamais personne ne lui ferait de mal, James y veillerait. Et c'était bien parce qu'il demeurait à ses côtés, si calme, si maîtrisé, qu'elle pouvait faire des bêtises, se rouler dans l'herbe, faire des couronnes de fleurs qui feraient affectueusement gronder le bicentenaire. Si différents, faisant partie de deux mondes si distants, ils n'en ressentaient pas moins le même sentiment l'un pour l'autre. La personne en face d'eux avait sauvé quelque chose, avait réussi à préserver un éclat dans une existence qui avait fondue dans les ténèbres par la haine, par le désir de quiconque. Le regard de celui pour lequel elle restait si vivante posé sur elle avec douceur, Gwendolyn maîtrisait peu à peu, difficilement, ses tremblements, s'apaisant progressivement comme un oisillon ayant retrouver sa place dans le nid après une tempête. Peu importe l'endroit où ils pouvaient se trouver. L'hybride ne voulait qu'être à ses côtés. Elle savait, et c'était bien pour cela qu'elle souriait tant, qu'elle partirait un jour, un jour qui, elle le craignait, saurait se dessiner à l'horizon bien avant son arrivée normale chez les autres. Mais elle ne souhaitait plus rien d'autre que pouvoir demeurer avec lui jusqu'à la fin. Parce que le monde qui la refusait ne la voyais plus comme une humaine mais comme une bête, une créature hideuse, une erreur de parcours, elle trouvait dans les yeux de James un ciel dans lequel elle pouvait battre des cieux sans douleur. Même si noyé dans le rubis, il ne faisait que lui rappeler un peu plus encore ce ciel à l'aube comme au crépuscule, au début comme à la fin. Sa main contre sa joue, bientôt, y appliqua une caresse toute de tendresse, de délicatesse et, fermant les yeux, l'hybride aux faux-airs d'ange frottait doucement sa peau contre les doigts de son protecteur. Les larmes coulaient encore, flot inaltérable, mais plus désormais pour les mêmes raisons. Il était là, il était encore là, et même s'il était blessé, il irait bien.

Il guérirait, parce que sa nature s'assurait de sa survie, de son bon fonctionnement, et Gwendolyn pourrait bientôt reprendre de l'embêter comme avant. Montant faiblement ses mains, elle les posaient au-dessus de la sienne, tournant le visage pour couvrir le bout de ses doigts de baisers aussi doux que des battements de cils. Il devait tant souffrir... Bientôt, dans une grimace douloureuse, il la soulevait avec bien moins d'aisance que d'habitude et, se repliant contre lui, elle veillait à se faire légère pour ne pas l'encombrer. Lentement, si difficilement, il parvint jusqu'à la salle de bain où, se laissant tomber, il s'afféra à soigner ses ailes. Celles-ci, gigotant mollement, n'avait plus assez de force pour battre et chaque mouvement était suffisamment douloureux pour que Gwendolyn reprenne sans cesse de pleurer bien malgré elle. Se mordant la lèvre inférieure, repliant ses doigts libérés sur le tissu de son haut avec insistance, elle gardait les cris de douleur qui voulait remonter sa gorge. Il fallait rester silencieuse, parce que James faisait de son mieux, avec une attention toute particulière.

Alors qu'il la couvrait d'une longue serviette, après avoir tenté de soulager la douleur de ses ailes, lui qui avait peu après leur rencontre suturer celle droite qui cicatrisait terriblement mal, il grogna encore. Et la colombe, le coeur renversé d'entendre encore craquer le corps du puissant vampire, vint se loger soigneusement contre lui, ne s'appuyant nulle part de peur que ce ne lui soit encore douloureux. Un baiser adoucit le battement de ce coeur meurtri par la vue de son torse, qu'il avait découvert quelque peu avant, tout bleuté des coups qu'il avait reçu. Et les suivants, auxquels elle répondait toujours avec autant de timidité mais pas moins de sincérité, d'amour débordant, firent plonger ses grands yeux à la couleur du ciel d'été dans ceux écarlate du vampire. Sa main se porta jusqu'à ses cheveux, les caressant dans un geste lent et attentionné, comme une autre récompense à ce courage dont elle avait fait preuve en faisant tomber le lustre sur le lycanthrope et, fermant à nouveau les yeux un court instant, elle profita dans le silence de cette sensation comme divine qu'était celle de son toucher.

Les morceaux de bois et les éclats de verre la faisait toujours souffrir, fichés dans sa peau d'albâtre, mais, en entendant à nouveau la voix de James, elle fit parfaite abstraction de leur présence, malgré le sang qui coulait encore le long de ses jambes, de ses genoux, parfois de ses mains, sachant que le tout guérirait peut-être très lentement, mais guérirait tout de même.

« Je vois ça que tu n'as pas peur ma chérie. Je suis désolé de ce que tu as pu voir. Je ne savais au final pas quand je pouvais te montrer cela. Il a fallu que ce soit quand t-on t'attaques, chose déplorable. J'ai soigné du mieux possible ta plaie, alors ne force pas sur tes ailes et cale toi contre moi. Je crois que tous les deux ont a bien eu le droit de souffler après tout ce chaos. Quand je pourrais bouger de nouveau correctement, je vais nettoyer et réparer ce que j'ai cassé. Je me doute que tu ne vas pas me laisser faire, mais ça fait partie de toi ça. Même en face d'un vampire bicentenaire, qui tue pour combler sa soif, qui est imposant, tu sais encore faire attention et vouloir que je ne force pas trop. Je ne dois avouer que je ne te le dis peut être pas souvent, mais Gwendolyn Orion Valentyne, je t'aime, moi ton James, ton vampire. »

Son coeur avait reprit ce rythme amoureux, ce rythme rapide qui, emplit de joie, avait avalé ses mots comme pour qu'ils ne s'effacent jamais. En effet, James ne lui disait pas très souvent ce qu'il pouvait ressentir pour elle, si bien qu'il lui arrivait parfois dans douter avec tant de douleur, mais dans ces moments où il la défendait de tout, où il ne regardait ses yeux qu'avec une tendresse infinie, elle pouvait trouver toute sa vérité avec aisance. Ce sentiment n'était qu'à eux, ils étaient seuls à pouvoir le comprendre, le veiller. Ils étaient seuls à en prendre si grand soin. Et, sage, obéissante, elle se blottit à nouveau contre lui, posant ses mains sur ses joues à nouveau pour dérober un baiser, ayant regroupé son courage pour que le contact de ses lèvres contre les siennes, une sensation si plaisante, fasse réponse à ses mots, les diffusant en échos entre eux encore et encore. Lorsqu'elle r-ouvrit les yeux, éclaircit par les émotions qui y régnaient, ce fut sur les perles rubis de James et, dans un souffle unique, se sentant forte d'être encore près de lui, elle murmura avec courage, la voix si gentiment assurée :

« Dis-le encore... S'il te plais... Dis-le moi encore... »





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MessageSujet: Re: Ce fut pendant ma chasse qu'il a eut l'audace de vouloir ta peau, dommage qu'il ignore ce que je suis.[PV with Gwendolyn O. Valentyne]    Mar 17 Mar - 20:11


Même après la douleur, elle m'aime toujours autant.




▬ play it
Tu faisais toujours bonne figure devant tous ceux qui pouvaient te voir ou croiser ton regard. Tu donnais une image d'un vampire dont la puissance, la robustesse et la vitesse n'étaient pas qu'un mythe. Le sang qui coulait dans tes veines, ce nectar de surnaturel te rendait surhumain. Tu étais un être plus fort, plus vif et plus impartial que n'importe quel fauve ou prédateur du règne animal, pourtant avec elle, tu étais bien différent. Même si ta mémoire avait avec le temps décidé de s'estomper de façon significative, ne te laissant que des images confuses du passé, tu te rappelais votre rencontre. Elle n'avait pas été la plus parfaite et arriver en brisant un mur pour tuer avec ce dernier un monstre comme l'aurait créé Frankenstein, ce n'était pas très avenant. Ton cœur ou ce que ta nature avait laissé comme organe se serrait avec douleur. Tu sentais que contre toi, il n'y' avait pas que la peau de ta Gwendolyn, mais bien d'autre chose. Ton regard et surtout ton odorat te prévenaient de ce qu'elle avait encore comme blessure. Le parfum de la colombe allié au sang ne te troublait pas, mais te donnait envie de te frapper. Comment avais-tu pu ne pas avoir ces blessures avant. Prendre soin de ses ailes, la recoudre, c'était une chose, mais tu devais aussi retirer tous les morceaux de bois et de verre qu'elle portait encore dans sa peau. Tu savais d'expérience que la sensation quand tu devrais les lui ôter ne serait pas un plaisir, mais c'était quelque chose à faire. Tu ne pouvais quand même pas risquer que la femme de ta vie meurt des blessures qu'elle avait eues en venant t'aider contre cette créature, maintenant morte et décapitée. Malgré tout sans la quitter du regard et après avoir senti la réponse de Gwendolyn à chacun de tes baisers avec un courage plutôt étonnant, tu la fixais avec amour. Un amour que seule cette petite colombe dont tu étais éperdument passionné pouvait voir dans ton regard.

« Dis-le encore... S'il te plaît... Dis-le moi encore... »

Tu affichais un sourire chaleureux et tendre à ses mots, car tu aimais tellement l'entendre dire ce genre de chose. Dans ces moments-là, tu te disais que la partie, la plus courageuse, la femme et non la jeune demoiselle parlaient pour le cœur de Gwendolyn. Tu ne pouvais pas nier que c'était toi qui la poussais à être ainsi. Tu instillais autant de courage que de joie dans le corps de cette délicate petite hybride. Elle était la seule détentrice de ce que bien des personnes auraient voulu : ton entière attention. Il ne se passait pas un jour, pas une heure sans que tu veilles sur elle comme un mirador avec une concentration imperturbable. Tu avais déjà eu le souci de te faire attaquer pendant que ta douce s'amusait dans l'herbe innocemment. Tu avais profité du fait qu'elle formait un collier de fleur pour occire ton adversaire en lui brisant la nuque, remettant ta veste droite quand Gwendolyn te regardais en souriant. Tu avais toujours depuis votre rencontre faite en sorte de ménager le cœur de ta belle de peur que l'effroi ou le choc te fasse la perdre. Tu n'avais pas peur de la mort, ni de la souffrance, mais vivre seul, maintenant que tu aimais Gwendolyn, c'était impossible. Tu aurais préfère te vider de ton sang dans toute ta souffrance que d'être séparé de ce qui pouvait rendre ta vie si éternelle plus douce. Tu n'avais pas oublié un seul instant ses mots, mais tu préférais la repousser lentement sur le bord du meuble pour la rassurer.
« Je t'aime comme mon cœur peut encore aimer chérie. Hum, je vais devoir te retirer les échardes et le verre donc ça risque de faire mal, je pense. Vu que je n'ai pas grand-chose pour te ménager mon amour, je pense que les baisers sont notre seul salut actuellement. »

Tu avais été bref non pas parce que tu n'avais pas envie de t'étendre sur le sujet, mais parce qu'elle avait encore enfoncé dans la peau pas mal de débris que tu devais rapidement retirer pour pas qu'elle ne s'infecte. Elle avait déjà suffisamment souffert selon toi, alors autant abrégé la douleur et la guérir au maximum. Tu plaquais lentement tes lèvres douces, mais qui n'avait malgré ton existence connue que les lèvres de la colombe et tu commençais ton travail. Tes griffes retiraient aussi rapidement que possible les fragments et vestiges de ce qui avait pu se passer dans votre salon auparavant. Cela te prenait une bonne vingtaine de minutes pendant lesquelle tu te stoppais pour désinfecter ou laisser Gwendolyn respirait un peu. Tu la voyais pleurer ce qui ne te faisait bien évidemment pas plaisir du tout, mais tu devinais dans un coin de ta tête qu'elle ne t'en voudrait pas de vouloir la soigner autant que possible. Tu soupirais quand enfin, tu étais sûr et certain que pas un morceau, pas une écharpe n'avait encore sa place dans la chair de ta moitié. Tu n'étais pas tellement à l'aise en voyant que les larmes avaient perlé un long moment sur son visage et qu'elle tremblait un peu. Tu pansais autant que possible chacune de ses plaies, de ses écorchures et après avoir transformé ses bras, ses jambes et ses poignets en vraie momie, tu la reprenais dans tes bras lentement. Tes doigts venaient caresser ses cheveux longs et blonds avec la tendresse d'un ange gardien amoureux d'elle. Tu pourfendais les humains pour boire leur sang, tu étais une bête sauvage comme un homme civilisé, mais Gwendolyn te voyait comme son ange. Même si avais fait comme dit précédemment sa rencontre avec fracas, tu avais pu lui offrir la liberté, l'amour et une vie correcte. Tu ne roulais pas sur l'or même avec ta longue vie, mais tu lui donnais tout ce que tu pouvais. Tu estimais qu'elle était la seule à mériter cela.

En la berçant légèrement dans tes bras, tu la posais sur le lit en lui embrassant le front puis prenait le chemin du salon. On t'avait appris à ranger ce que tu déplaçais pendant ton humanité, et même si tu pouvais faire abstraction des règles, celle-là restait présente. Armé d'un balai, de ta patience de vampire, tu te mettais à nettoyer. Tu passais le balai pour retirer les plus gros morceaux puis non sans grogner par moment, tu récupérais les plus petits en t'accroupissant. Tu mettais la responsabilité de tous les dégâts sur ton dos à toi seul. Tu avais tué un loup-garou, salit les vêtements de ton ange, le parquet et ta veste et c'était entièrement de ta faute. Même si les souvenirs étaient assez vagues, tu te souvenais d'avoir pris plus d'une fois la responsabilité des évènements pour sauver ton régiment. Ils n'avaient pas d'intérêt à tes yeux ou c'est ce que tu avais toujours fait croire. À chaque fois que tu tuais un humain, que tu en voyais un ou une rire, tu te rappelais qu'avant tu avais été à leur place. Cela te rendrait peut-être mélancolique ou nostalgique, mais ce qui était sûr, c'est que tu n'allais pas laisser ta Gwendolyn faire le rangement à ta place. Pourtant, tu entendais le bruit de ses pas et sentait sa main se poser sur ton épaule. Il fallait être fou pour penser qu'elle ne te viendrait pas en aide. Elle était amoureuse de toi et ce n'était pas comme si elle allait cesser de te le montrer. Elle avait plus de courage qu'on aurait pu le penser. Tu posais ainsi ta main sur la sienne en tournant ton visage vers elle et tu lui souriais.


« Je présume que ça veut dire que je ne vais pas faire le ménage seul hein ? Je ne vais pas te dire que je refuse, car tu as aussi ton mot à dire, c'est chez toi également ici. Désolé pour tout à l'heure dans la salle de bains, je ne pouvais pas te laisser souffrir encore longtemps. Moi ça guérit assez vite, toi ça mettrait plus de temps si on ne soignait pas rapidement. Tu auras le droit de m'embêter encore plus dans le lit en me mettant comme tu fais parfois, tes pieds froids dans mon dos hein. Bon, ça fait rien niveau fraicheur, mais ça chatouille. Hey Gwendolyn, je t'aime, tu sais et ne penses pas qu'en deux vingt-cinq ans, j'ai pu me sentir aussi moi-même qu'en te connaissant. Tu es peut-être fragile, sensible, mais tu me donnes une force insoupçonnée. En tout cas, je ne me lasserais pas de te le dire, je t'aime ma chérie. Sinon on partage comme les tâches ? Tu finisses de balayer et je fais chercher de quoi réparer la table non ? »


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MessageSujet: Re: Ce fut pendant ma chasse qu'il a eut l'audace de vouloir ta peau, dommage qu'il ignore ce que je suis.[PV with Gwendolyn O. Valentyne]    Lun 23 Mar - 21:41




Détachée du temps.

Tant de courage. Et pourtant tant de peur. Quelque chose à l'intérieur de Gwendolyn tremblait encore comme une feuille. La tendresse, la gentillesse et l'amour de James ne savait malheureusement pas tout réparer. Et, dans un coin de son esprit, la voix d'Emil semait encore la panique, tentant d'achever ses idées noires. James était un vampire, une créature qui aurait pu lui briser la cage thoracique comme on souffle sur une bougie. Ses yeux à la couleur du rubis trahissaient sa nature, coulaient en leur sein des rivières de sang. Et si sa force parvenait à trouver la juste cause de la défendre, un jour viendrait peut-être une folie, une décadence d'esprit, qui pousserait ce bicentenaire à l'irréparable.

Que crois-tu ? Penses-tu pouvoir lui échapper ? Le temps attaque jusqu'à son âme, il se noircit à chaque vie qu'il prend pour préserver la sienne. Un jour, ma Gwendolyn, il fera de toi une victime ou un monstre, il te poussera jusque dans les ténèbres. Cette obscurité que même la blancheur de ton coeur ne saura fendre.

L'envie de secouer la tête prit la jeune hybride. Jamais James ne ferait ça. Il ne saurait la blesser, il préférerait souffrir de la solitude. N'est-ce pas...? L'observant, elle le laissa la repousser doucement sur le meuble où elle avait été posée. Ses grands yeux bleus, une fraction de secondes, se noyèrent dans les siens. Où irait-elle ? Jusqu'où tomberait-elle ? Gwendolyn ne savait plus réfléchir, ses émotions se bousculaient en elle comme des vagues s'affrontant avec la rage de la nature déchaînée. Quelque chose lui faisait peur, la tenait à si grande distance d'elle-même, alors même qu'elle savait que sa vie n'aurait plus de sens sans James. Le monde l'avait reniée, l'avait poussé à travers les portes de l'Enfer et avait ensuite feint de ne pas comprendre ce que pouvait être cette créature à laquelle il avait donné naissance. Et James, elle le savait au plus profond d'elle, lui était similaire. Les années n'était ni une barrière ni une embûche, le temps n'avait fait que leur donner un espoir à nourrir. Celui d'être acceptée pour elle, celui de connaître une paix pour lui. En quittant son regard, fermant les yeux quand les mains du vampire glissaient contre sa peau, délogeant ces bouts de verre et de bois qui déchiraient sa peau, elle se perdit dans le baiser tendre du vampire. Chaque mouvement était douloureux, chaque fois que ces intrus quittaient son corps faisait mal. Et malgré tout le courage qu'elle réunissait, l'hybride ne parvenait pas à retenir les larmes qui, débordant de ses yeux, roulaient et formaient des sillons salés sur ses joues.

De petits tremblement agitaient encore son corps frêle sous la peine, mais bientôt James eut finit et, pansant chaque blessure, il laissa à sa jeune-femme le temps de réfléchir à nouveau, la changeant en hybride couverte de bandelettes. Pouvait-elle vraiment le craindre quand ses doigts se montraient si sages face à elle, quand ses crocs se tenaient à distance, quand ses lèvres n'étaient que les porteuses de baisers aussi doux que l'éclat du soleil au printemps ? Jamais il n'avait voulu lui faire le moindre mal. Et même ses mots, pourtant si froids avec quiconque d'autre, portaient envers elle une chaleur enivrante dont l'hybride ne savait plus se passer. Elle devait se rendre à l'évidence : James prenait plus soin d'elle que quiconque au monde. Il posait toujours ses yeux sur elle avec tendresse, comme embêté de l'idée de peut-être l'effrayer. Malgré ses tremblements, et cette peur qu'elle ressentait toujours dans le creux de son coeur, Gwendolyn rouvrit les yeux sur le vampire d'un air éperdument amoureux. Une pression dans sa poitrine lui donnait envie de rester logée entre ses bras, de capturer sa froideur comme si elle avait su la réchauffer. Et comme s'il savait lire dans ses pensées, le-dit vampire se mit à la bercer entre ses bras. Se sentant soulevée à nouveau, elle passa faiblement ses bras autour de son cou, se laissant faire avant d'être posée sur le lit où tout deux dormaient généralement ensemble, fermant les yeux sagement à un baiser sur son front. Où allait-il ?

Des bruits, après son départ de la pièce, dans le salon lui informèrent qu'il devait être en train de réparer les dégâts et, tentant de se déplacer sur les draps, poussant sur ses jambes pour pouvoir se lever, elle finit finalement étalée contre le sol. Jolie technique, Gwendolyn. En chouinant un peu, ayant embarqué les draps dans sa chute, elle se redressa et, assise sur le sol, se pencha comme elle pouvait pour tenter de discerner la silhouette du vampire. Des râles provenaient encore de la pièce non loin et, se relevant bien que difficilement, elle abandonna son refuge de tissu pour aller rejoindre le vampire sur l'épaule duquel sa main se posa faiblement comme pour attirer son attention. Bientôt, sa main vint par-dessus celle de sa compagne et, tournant la tête vers elle, la petite Gwen pu apercevoir son sourire, doux et compréhensif.

- Je présume que ça veut dire que je ne vais pas faire le ménage seul hein ? Je ne vais pas te dire que je refuse, car tu as aussi ton mot à dire, c'est chez toi également ici. Désolé pour tout à l'heure dans la salle de bains, je ne pouvais pas te laisser souffrir encore longtemps. Moi ça guérit assez vite, toi ça mettrait plus de temps si on ne soignait pas rapidement. Tu auras le droit de m'embêter encore plus dans le lit en me mettant comme tu fais parfois, tes pieds froids dans mon dos hein. Bon, ça fait rien niveau fraicheur, mais ça chatouille. Hey Gwendolyn, je t'aime, tu sais et ne penses pas qu'en deux vingt-cinq ans, j'ai pu me sentir aussi moi-même qu'en te connaissant. Tu es peut-être fragile, sensible, mais tu me donnes une force insoupçonnée. En tout cas, je ne me lasserais pas de te le dire, je t'aime ma chérie. Sinon on partage comme les tâches ? Tu finisses de balayer et je fais chercher de quoi réparer la table non ?

Encore une fois, il parlait beaucoup, et vite, et dans un petit rire, elle songea au fait qu'il soit toujours si silencieux avec les autres. Elle devait être spéciale pour lui, précieuse, suffisamment pour qu'il accepte de tant lui délivrer ses pensées. Sans rien répondre, se contentant de hocher légèrement la tête, elle glissa ses bras autour de son cou, se penchant pour l'enlacer un bref instant, mélangeant ses cheveux d'or aux siens d'argent sans prononcer le moindre mot. Elle resta là, ainsi, pour quelques minutes, avant de se relever, trottinant jusqu'à une autre pièce pour revenir avec le balais. Et bien évidemment, pendant de longues minutes, ils s'efforcèrent de rendre à leur appartement l'apparence qu'il avait eu avant tout ce grabuge. En tirant vers elle les éclats restants, et les bouts de bois, l'esprit ailleurs, Gwendolyn songea pourtant encore à ce corps qui serait trouvé bientôt en bas de leur immeuble. En secouant vivement la tête de droite à gauche, agitant sa masse de cheveux, elle ferma les yeux avec insistance. Ce n'était pas la faute de James. Une fois ce travail de petit fée achevé, l'hybride se saisit des mains du vampire, l'attirant avec elle jusqu'à leur chambre. Il était temps de dormir, et de récupérer un peu de tout ces événements dont, elle espérait, elle n'entendrait pas reparler avant longtemps.





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MessageSujet: Re: Ce fut pendant ma chasse qu'il a eut l'audace de vouloir ta peau, dommage qu'il ignore ce que je suis.[PV with Gwendolyn O. Valentyne]    Mar 24 Mar - 14:59


Où que je sois, tant qu'elle est là, je suis heureux.




▬ play it
Le fait même que tu lui parlais si souvent et si longtemps était une preuve de la valeur de la colombe à tes yeux. Malgré tout, tu ne la couvais pas de façon déraisonnable, car tu voulais qu'elle sache que tu la voyais plus forte qu'elle ne le pensait. Même si son existence semblait éphémère par rapport à la tienne, que vous étiez plus différent que le jour et la nuit, tu l'aimais. Elle avait depuis sa venue démontée bien des fondements dans tes règles et fait de toi le vampire le plus doux, mais aussi le plus inquiet. Sa stature frêle et sa fragilité naturelle n'aidaient pas tellement tes nerfs. Tu savais que tu devais veiller sur elle comme le ferait un parent sur ses enfants. Même si elle était une petite hybride colombe pas bien épaisse, le courage dont elle faisait preuve avait de quoi te faire sourire. Tu jetais par moment des regards discrets vers elle et tu souriais sans pouvoir t'en empêcher. Tu réparais du mieux possible la table brisée en évitant de te mettre une écharde dans le doigt ou un bout de verre. Que vous puissiez vous disputer, être fatigué, énervé ou simplement ennuyé, vous trouviez toujours de quoi réparer vos erreurs. La faute n'était jamais que pour l'un, elle était toujours partagée. Tu avais beau être un vampire puissant avec plusieurs siècles derrière lui, tu savais baisser l'échine face à elle. Pas par signe de soumission ou encore par docilité, mais parce que tu n'avais pas à la toiser injustement. Elle partageait ta vie depuis déjà longtemps, savait te comprendre, te soutenir, d'écouter et elle t'aimait. Tu sentais chez elle un amour si intense, fort et passionné que cela avait de quoi t'étonner venant d'elle. Tu te disais qu'elle devait penser qu'elle ressentait un amour plus grand qu'elle, mais ce n'était qu'une réciprocité du tien.

Reportant ton attention sur les meubles et les rangements, tu y passais avec elle une bonne heure dans un silence presque religieux dû plus à votre concentration qu'à autre chose. Ce n'était pas que vous n'aviez pas envie de vous parler, mais que pour ne pas vous déconcentrer de votre tâche. Vous préfériez la faire dans le calme pour ne pas oublier un fragment de meuble ou un tesson. Les seuls sons qui résonnaient dans la pièce étaient le bruit presque rythmique des poils du balai sur le parquet, de tes grognements en remettant les morceaux de la table ou vos respirations respectives. Son petit rire et la démarche qu'elle avait eue en allant chercher le balai, te trottait encore dans le crâne. Tu aimais tellement la voir souriante, joyeuse et épanouie près de toi. C'était comme si d'un battement de ciel, d'un sourire doux, elle chassait ces deux cents ans de souffrance, violence et solitude. Après tout, tu avais au final été un vampire paria du monde qui dans sa quête de trouver une hypothétique sauveuse de son existence, avait acquis la plus belle des récompenses : Gwendolyn. Une douce colombe hybride dont le regard aussi bleu que l'azur, les cheveux comme des fils d'or légers, avaient conquis ton cœur desséché et triste. Elle faisait des efforts et tu savais lui offrir quelque chose en retour. Des baisers, des regards doux, de la complicité. C'était dans ces instants de vie amoureuse que tu savais que ta part d'humain n'avait pas rendu totalement l'âme en toi. Ce n'était pas toujours facile surtout quand la soif venait te tirailler, mais tu tenais bon, pour elle, pour vous deux.

Quand le travail fut enfin terminé, les débris jetés, le sol balayé, tu soufflais enfin. Tu passais une main sur ton front sans remarquer de sueur, trop habitué à un réflexe qui même après autant de décennies d'affiler, n'avait pu te lâcher. Tu sentais la main de ta colombe dans la tienne qui t'intimait de la suivre. Comme un fier soldat, un ange gardien ou tout simplement celui qu'elle aimait, tu la suivais sagement. Rien que voir la force se faire calme et posée pour la tendresse, c'était une énième preuve de votre couple. Tu aurais pu la briser d'un geste, la faire souffrir, mais tu ne voyais pas de raison de le faire. Même si par moment, vous aviez quelque accrochages, levé la main sur elle aurait été la pire façon de la bafouer, de bafouer vos sentiments. Tu ne sentais peut-être plus ton cœur, mais l'amour, tu savais toujours ce qu'il était. Tu ne regrettais jamais de t'être attaché à elle, ni de tant veiller sur elle. Alors que vos pas vous guidait vers la chambre, tu te permettais de venir dans le lit en ôtant tes vêtements tout en gardant quelque couches de tissu et en lui faisait faire de même. Toi, le non-vivant qui ne dormait presque jamais, ce jour, tu t'accorderais un sommeil mérité. Sans le savoir, tu avais une espérance similaire à ta moitié, celle de ne plus entendre parler de ce qui avait pu arriver. Elle savait maintenant ce que tu étais et tu assumerais les conséquences. Malgré tout, son absence de départ prouvait bien à tes yeux son amour, une nouvelle fois. Te glissant dans les draps, tu l'attirais contre toi, reposais les draps sur vous et éteignais la lumière. Comme pour clore tout cela et l'aider à dormir, tu lui murmuras quelque mot.


« Bonne nuit ma chérie, je t'aime, et cela, à jamais. »


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Ce fut pendant ma chasse qu'il a eut l'audace de vouloir ta peau, dommage qu'il ignore ce que je suis.[PV with Gwendolyn O. Valentyne]

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